Le "non" au Gripen relance la bataille sur le budget de l'armée

Pas question pour Ueli Maurer d'annoncer dimanche les mesures à prendre après le refus du Gripen. Le ministre de la Défense souhaite analyser les résultats avant de chercher des solutions pour assurer la protection militaire aérienne de la Suisse. Du côté des partis, le vote relance la bataille sur le budget de l'armée.

Le refus des Suisses d'acheter le Gripen pour remplacer la flotte vieillissante des Tiger inquiète la droite. La sécurité de la Suisse est en jeu, selon elle. Pour la gauche en revanche, le peuple a clairement dit non à un engagement financier trop lourd.

Le budget de l'armée doit revenir à 4,7 milliards de francs au lieu des 5 milliards décidés par le Parlement en vue de l'achat du jet suédois, estiment les socialistes. Pour les démocrates-chrétiens, les fonds supplémentaires consentis pourraient servir à une surveillance aérienne 24 heures sur 24.

Dilemne au Parlement

Simonetta Sommaruga a pris acte du "oui" à l'initiative contre les pédophiles, mais elle mis en garde: le texte viole la constitution, ce qui rendra sa mise en oeuvre difficile. La ministre de la justice a annoncé un projet de loi pour cette année encore.

Le Parlement devra résoudre un dilemme. Soit il suit l'initiative à la lettre et viole le principe de la proportionnalité, soit il s'en écarte et viole l'esprit de l'initiative. Impossible de préjuger de sa décision, selon la conseillère fédérale.

La gauche sonnée

Johann Schneider-Ammann s'est montré satisfait après le refus de l'initiative sur le salaire minimum. "C'est un signal clair en faveur de notre place économique, de notre marché du travail et d'un partenariat social vécu", a jugé le ministre de l'économie.

Mais la gauche et les syndicats sortent "sonnés" du ring, même s'ils insistent désormais sur l'importance des conventions collectives de travail (CCT) pour garantir de bons salaires. La conseillère nationale Ada Marra (PS/VD) souligne simplement que la campagne a été utile puisque "des distributeurs comme Aldi, Lidl ou H&M ont adapté leurs salaires".

Le "oui" à l'article sur les soins médicaux de base dans la constitution ne faisait guère de doute. Mais l'Association des médecins de famille ne s'attendait pas à pareil plébiscite. Pour le conseiller fédéral Alain Berset, le peuple a exprimé son souhait de donner à la Confédération et aux cantons les moyens d'affronter les changements à venir, notamment la pénurie de généralistes et à une croissance des maladies chroniques.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes