Suisse-UE: les appels des étudiants restent "vagues", dit M.Blocher

Christoph Blocher dit avoir reçu quelque 120 mails mercredi après l'action lancée par la Jeunesse socialiste vaudoise pour inciter les étudiants à lui écrire. D'après le stratège de l'UDC, "seuls deux étudiants romands pourraient présenter des cas un peu crédibles".

"Je suis toujours à la recherche d'étudiants qui seraient réellement pénalisés par l'acceptation, le 9 février, de notre initiative contre l'immigration de masse", affirme Christoph Blocher dans une interview parue jeudi dans le quotidien "Le Temps". "Pour l'instant, un cas alémanique, d'un jeune qui voulait étudier l'histoire de l'art aux Pays-Bas, a attiré mon attention", confie M. Blocher.

Le conseiller national UDC dit prendre ces cas "au sérieux". Même si, selon lui, "la plupart des étudiants s'insurgent alors qu'ils n'ont même pas fait de demande de programme d'échange entre universités". Et d'ajouter: "Je répondrai à des étudiants romands si des cas s'avèrent vraiment problématiques."

"Piloté" par les Jeunes socialistes

Les messages ont été adressés à Christoph Blocher via le site lancé mercredi par la Jeunesse socialiste vaudoise, baptisé "Helpline Blocher". La JSV a décidé de prendre ce dernier au mot quand il a affirmé qu'un étudiant qui connaîtrait des problèmes après le vote du 9 février pouvait lui écrire pour obtenir de l'aide.

"J'ai reçu environ 120 mails, on voit que les Jeunes socialistes ont du temps à perdre!", assène le chef de file de l'UDC. Mercredi en fin d'après-midi, quelque 120 textes étaient lisibles et plus de 400 autres étaient en attente, selon les JSV. M. Blocher reproche à ces derniers de "solliciter" et de "piloter" ces messages.

"Gelé avant la votation"

Christophe Blocher assure qu'"Erasmus+ a été gelé déjà avant la votation, pour des questions financières". Le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann a confirmé mercredi à la radio alémanique SRF avoir reçu avant la votation une demande de l'UE exigeant plus de moyens de la Suisse que le montant décidé par les Chambres fédérales.

"Tout d'un coup Bruxelles a exigé une participation à hauteur de 600 millions de francs, au lieu des 300 avalisés par le Parlement pour sept ans", commente le stratège de l'UDC. "C'est cela qui bloque. Rien à voir avec la votation", ajoute-t-il.

/ATS


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