Sylvie Perrinjaquet succède à Alain Ribaux sous la Coupole

L'ancienne conseillère d'Etat neuchâteloise Sylvie Perrinjaquet se relance en politique. Elle rejoindra le Conseil national, succédant à son collègue du PLR Alain Ribaux, fraîchement élu à l'exécutif cantonal.Contactée par son parti, elle a accepté de reprendre le flambeau en septembre, a-t-elle annoncé lundi devant la presse à Peseux (NE), en présence du président cantonal Damien Humbert-Droz et du vice-président Christian Blandenier.Alain Ribaux lui avait soufflé son siège au National en 2011 et elle était la première des viennent-ensuite. Elle avait constaté que son nom avait été biffé parmi les votes PLR, ce qui revenait à un "licenciement avec effet immédiat", a noté Sylvie Perrinjaquet.Page tournée"J'étais partie de l'idée que la politique c'était. fini. J'avais tourné la page", à distance de la vie politique neuchâteloise, a-t-elle expliqué. "J'ai souhaité découvrir d'autres horizons, ce qui a été fait."Mais depuis, il y a eu un changement d'équipe au Conseil d'Etat qui ne compte plus qu'un seul membre PLR, ce qui "implique de plus grandes responsabilités de la part des parlementaires PLR". Sylvie Perrinjaquet se dit déterminée à s'engager pour repositionner le parti après les difficiles élections cantonales.CoachingElle précise avoir conservé ses réseaux dans les cantons, à Berne, ainsi qu'à l'étranger. Agée de 57 ans et mère de deux filles, elle se dit ravie de remettre au service du canton son expérience de conseillère d'Etat et de conseillère nationale mais aussi de femme.Ces 18 derniers mois, elle a travaillé dans le domaine du coaching, surtout auprès de femmes confrontées à des remises en question professionnelles. Elle a aussi présidé le comité d'organisation de la Fête cantonale de Tir et le comité de la Fédération catholique romaine neuchâteloise.Sous la Coupole fédérale, elle a été sollicitée pour des prises de position consultatives sur la sécurité. Ce thème constituera l'une de ses priorités en tant que conseillère nationale, même si elle ne sait pas encore dans quelle commission elle siégera.Parmi les autres dossiers qui lui tiennent à coeur: la place des femmes PLR dans le canton. Aux dernières élections cantonales, bon nombre de députées n'ont pas été réélues, a-t-elle déploré."Pas d'amertume"Il y a un an et demi, "je n'aurais jamais pensé que je serais autour de cette table aujourd'hui", a commenté Sylvie Perrinjaquet. Celle-ci assure toutefois ne pas ressentir d'amertume et dit n'avoir jamais envisagé de quitter le parti."J'ai dû me demander: est-ce que je suis prête à être à nouveau bousculée ?", a-t-elle concédé. "Il s'agit de rétablir la confiance envers le PLR. C'est un défi - et j'adore ça." /SERVICE


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