Tir du loup autorisé dans la vallée de Conches (VS)

Le conseiller d'Etat valaisan Jacques Melly a ordonné le tir du loup dans la vallée de Conches (VS). Avec plus de 25 moutons tués en un mois sur les alpages de la région, les conditions pour l'abattre sont réunies selon le Concept Loup Suisse.

Entre le 24 juillet et le 24 août, un ou plusieurs loups ont tué 39 moutons sur des alpages non protégeables, a indiqué jeudi l'Etat du Valais. Le 24 août, ils en croquaient neuf de plus.Jacques Melly a donc ordonné le tir du loup. Ce dernier pourra être abattu dès vendredi et durant soixante jours dans la zone des alpages non protégeables.

Il pourra également être abattu sur des surfaces agricoles utiles (SAU), là où les moutons séjournent après la désalpe, mais ceci sous condition: "Il faut que l'attaque ait lieu durant les soixante jours et que le troupeau en question soit correctement protégé par une clôture électrique", explique Peter Scheibler, chef du Service valaisan de la chasse.

Personnes assermentées

Le loup ne pourra pas être abattu par n'importe quel chasseur. Seuls des gardes-chasses professionnels et auxiliaires assermentés pourront s'en charger.

"Mais il ne faut pas imaginer une troupe de gens armés jusqu'aux dents. Cela ne se passe pas du tout comme ça", relève le chef du Service valaisan de la chasse. Le dispositif évoluera de jour en jour selon les observations et devrait impliquer entre deux et une dizaine de personnes.

WWF et Pro Natura condamnent

Le WWF et Pro Natura critiquent sévèrement la décision "précipitée" d'abattre un loup. "Avec un coup de fusil, les problèmes ne seront pas résolus mais uniquement repoussés", écrivent les deux organisations dans un communiqué commun.

Selon elles, les mesures de protection des troupeaux sont insuffisantes. "Il existe des recommandations depuis l'année passée pour l'alpage en question mais celles-ci n'ont pas été mises en oeuvre", critiquent-elles.

Après examen du dossier établi pour la décision de tir, le WWF et Pro Natura décideront s'ils feront recours auprès du Conseil d'Etat valaisan. Un recours n'aurait pas d'effet suspensif puisque ce dernier a été aboli par le Grand Conseil valaisan en mars 2008.

/SERVICE


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