Trois TGV sur quatre circuleront jeudi entre la Suisse et Paris

Des perturbations du trafic ferroviaire sont à nouveau attendues en France jeudi en raison de la reconduction de la grève des cheminots de la SNCF. En moyenne trois TGV sur quatre vont circuler entre Paris et la Suisse. Les TGV au départ de Genève pour le sud de la France seront supprimés.

A l'instar de ce qui s'est passé mercredi, la plupart des TGV de Paris à destination de la Suisse -et inversement- vont circuler. Sur le tronçon vers Genève et retour, cinq allers-retours TGV sur les sept habituels vont circuler, a indiqué mercredi à l'ats le porte-parole des CFF Jean-Philippe Schmidt.

Sur la ligne Paris-Lausanne, trois allers-retours TGV sont prévus sur quatre, et cinq allers-retours sur sept sur la ligne Paris-Zurich. En revanche, les trois TGV au départ de Genève pour le sud de la France seront supprimés. Ils circulent vers Marseille, Nice ou Montpellier.

Le trafic devrait être normal pour les liaisons Ouigo, le nouveau service de TGV à bas prix, et Eurostar. Trois trains sur quatre devraient rouler sur les liaisons Thalys entre la France, la Belgique et les Pays-Bas, et deux rames sur trois vers le Luxembourg et l'Italie, et une sur deux vers l'Espagne.

D'une manière générale, des perturbations sont prévisibles sur le trafic régional en France. Celles-ci sont signalées en détail sur le site Internet "ter-sncf.com".

"Moderniser" la SNCF

En France, le mouvement a perturbé mercredi les transports ferroviaires, principalement en région parisienne. Selon la SNCF, le taux de grévistes sur l'ensemble du réseau s'établissait à près de 30%. Le syndicat CGT revendiquait une participation de plus de 50% des cheminots.

Face à l'ampleur du mouvement, le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier devait rencontrer mercredi toutes les organisations syndicales représentatives. Les discussions se poursuivront jeudi matin, a-t-il déclaré.

M. Cuvillier a défendu une réforme "indispensable" pour "moderniser, pour simplifier la SNCF, pour lui donner plus de force" et résorber son endettement. Selon lui, le nouveau système permettrait d'être "mieux armé" pour l'ouverture du rail à la concurrence d'ici 2019.

/ATS


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