Ueli Maurer lance officiellement la campagne en vue du 18 mai

La campagne concernant les 22 avions de combat Gripen pour 3,126 milliards de francs entre dans sa phase décisive. Le ministre de la défense Ueli Maurer a défendu mardi la nécessité de cet achat, combattu par référendum, pour assurer la sécurité de la Suisse. Le peuple tranchera le 18 mai.

L'achat de nouveaux avions est incontournable, selon le conseiller fédéral. N'appartenant à aucune alliance militaire, la Suisse doit compter sur ses propres moyens pour assurer sa sécurité. Sa prospérité en dépend.

Plus question de faire avec les 54 Tiger qui volent depuis plus de 30 ans et qui doivent être retirés du service au plus vite. Si on ne les remplace pas dans les plus brefs délais, la Suisse n'aura, dès la mi-2016, plus que 32 avions de combat à disposition. Plus possible dès lors de faire face à des situations extraordinaires, a averti le ministre de la défense.

Plus de Patrouille Suisse

La surveillance de l'espace aérien 24 heures sur 24, 365 jours par an, ne serait pas non plus garantie. Ueli Maurer n'hésite pas à faire vibrer la corde patriotique: sans Gripen, plus de Patrouille Suisse.

Cet achat est un investissement jusqu'en 2050, a poursuivi le conseiller fédéral. Et le Gripen E est un "bon choix". Cet avion ne répond pas seulement aux exigences militaires mais il représente aussi la solution la plus avantageuse en termes d'acquisition et d'entretien.

Enfin, le ministre de la défense a rappelé les 2,5 milliards de francs d'affaires compensatoires promis à la Suisse, un plus pour l'emploi mais aussi pour un secteur économique "particulièrement intéressant du point de vue technologique".

Gauche au combat

L'acquisition du Gripen, avalisée par le Parlement après des années d'atermoiements, est combattue par un référendum de la gauche. Quelques bourgeois, emmenés par les Vert'libéraux, y ont apporté leur contribution.

La votation ne portera pas sur l'achat lui-même. Seul le mécanisme de financement peut être contesté devant le peuple. Cette loi institue un fonds qui sera alimenté via une ponction moyenne de 300 millions de francs chaque année et pendant dix ans dans le budget de l'armée.

/ATS


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