Ueli Maurer plaide pour une Suisse indépendante en Europe

Le président de la Confédération Ueli Maurer met en garde contre une assimilation de la Suisse dans l'UE: la souveraineté et l'indépendance de la Suisse sont menacées. Le démocrate du centre pense que ce débat marquera la politique suisse ces prochaines années, comme la question de l'adhésion à l'EEE il y a 20 ans.

"L'assimilation ne correspond pas à la Suisse", relève Ueli Maurer dans une interview dans le journal "Schweiz am Sonntag". Le président de la Confédération se montre critique face à la reprise automatique du droit et la reconnaissance par la Suisse d'un tribunal en cas de conflit comme le revendique l'UE: "le danger d'une assimilation est grand", pense-t-il.

Être soi-même

Pour conserver son indépendance, la Suisse doit être prête à prendre le risque de subir d'éventuels désavantages. "Si la Suisse court toujours après les autres, nous risquons de perdre notre propre profil". Le choix d'une ligne autonome a fait ses preuves, ajoute-t-il.

C'est un fil rouge pour le président de la Confédération. "J'aimerais qu'on retienne de cette année présidentielle: il faut avoir le courage d'être soi-même", relève-t-il dans une interview cette fois au "Matin Dimanche" en revenant sur son passage récent à l'ONU à New York. En d'autres termes, "être fiers de ce que nous sommes et ne surtout pas essayer de singer les plus grands ou les plus puissants".

La peur de l'étranger

Ueli Maurer constate en outre que la population "craint une surpopulation étrangère et une immigration toujours plus importante". Cela ressort de plusieurs votations, par exemple celle du 22 septembre sur l'interdiction du port de la burqa au Tessin.

Comme le peuple a l'impression de ne pas être pris au sérieux, il se défend avec des actions symboliques. "Le malaise est là et se traduit dans des initiatives funestes". La peur de la surpopulation étrangère existe même dans les milieux verts, comme le montre l'initiative Ecopop.

"Nous ne devons pas fermer les yeux devant le fait qu'à terme nous ne pourrons pas supporter tant quantitativement que culturellement une immigration telle que nous l'avons vécue ces dernières années", résume Ueli Maurer.

/SERVICE


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