Un comité bourgeois prône le refus de l'initiative d'Ecopop

L'initiative populaire de l'Association écologie et population (Ecopop) est "extrême, rigide et inutile". Avec ce slogan, un comité de partis bourgeois s'est lancé lundi dans la campagne en vue de la votation du 30 novembre. Il s'inquiète des conséquences économiques d'une restriction trop stricte de l'immigration.

PDC, PLR, UDC, PBD, PEV et Vert'libéraux ont créé un comité pour contrer l'initiative populaire "Halte à la surpopulation - oui à la préservation durable des ressources naturelles". Les ténors des partis ne se sont pas montrés à la conférence de presse au Palais fédéral.

Néanmoins, le comité comprend plus de cent personnalités et les présidents des partis vont participer à des podiums de discussion avant la votation, a assuré le conseiller national Guillaume Barazzone (PDC/GE) en réponse aux interrogations des journalistes. L'essentiel est pour lui le rejet de l'initiative, qui rate sa cible et nuirait à l'économie, aux assurances sociales et à la Genève internationale.

Milliers d'emplois perdus

Le texte d'Ecopop est bien plus radical que l'initiative contre l'immigration de masse, a renchéri sa collègue Petra Gössi (PLR/SZ). "Ecopop signerait l'arrêt de mort définitif des accords bilatéraux avec l'UE et détruirait ainsi des dizaines de milliers d'emplois".

Le nombre de migrants par année passerait d'environ 80'000 actuellement à environ 16'000. "Un taux d'immigration limité à 0,2% paralyserait le marché de l'emploi suisse en imposant un contingentement strict", a averti Hansjörg Walter (UDC/TG).

Pas écologique

Malgré son titre, l'initiative n'est pas en faveur de l'environnement, a martelé Tiana Moser (PVL/ZH). Pour s'attaquer sérieusement aux problèmes, il faut utiliser moins de ressources et réduire notre empreinte écologique; fermer les frontières n'apporte aucune solution, d'après elle.

Quant à l'idée d'associer la préservation des ressources naturelles à la contraception dans les pays en développement, elle est "des plus discutables", a renchéri Marianne Streiff (PEV/BE).

/ATS


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