Un dicastère pour le conseiller communal UDC Jean-Charles Legrix

Faute d'accord sur la répartition des tâches, le Conseil communal de La Chaux-de-Fonds, dans le canton de Neuchâtel, a voté. Jean-Charles Legrix hérite du dicastère de la sécurité, des énergies et du tourisme. Il reprendra le travail mais juge cette solution déséquilibrée.

Le président de l'exécutif, le PLR Pierre-André Monnard, reprend la voirie. Ce service dépendait de Jean-Charles Legrix avant qu'il ne soit privé de son dicastère au mois d'août après un audit l'accusant de harcèlement psychologique.

La nouvelle répartition prendra effet lundi. Cette réunion du Conseil communal n'était pas une négociation mais une séance ordinaire, ce qui mettait l'élu UDC seul face à ses quatre collègues lors du vote.

Le climat était "relativement tendu", a dit à l'ats Pierre-André Monnard. "Il a fallu aller point par point sur les différents niveaux de corrections apportées dans les dicastères", a-t-il ajouté.

Il fallait répondre à deux exigences: celle du Tribunal cantonal qui juge que tout élu doit avoir un dicastère et celle qui impose à l'employeur de protéger son personnel. "Je pense que nous avons trouvé une solution satisfaisante dans ce chemin étroit", a commenté aussi Pierre-André Monnard.

"Extrêmement déçu"

"On fera en sorte que cela fonctionne. Mais je suis extrêmement déçu", a dit de son côté à l'ats Jean-Charles Legrix. "La proposition soumise au vote est exactement la même que celle que moi et mon avocat avions refusée en décembre", a-t-il souligné.

Le conseiller communal souhaite réfléchir avec son avocat sur la suite à donner ou pas à cette nouvelle situation. Il rappelle que la Cour de droit public du Tribunal cantonal, dans son arrêt publié fin novembre, préconisait des dicastères équilibrés.

Or ce n'est guère le cas sur le plan du nombre de collaborateurs, selon lui. Car seuls deux ou trois des 43 chefs de service de La Chaux-de-Fonds seront sous ses ordres.

Sur les ondes de l'émission "Forum" de la RTS, le président du Conseil communal a indiqué que des investigations complémentaires seraient menées dans cette affaire, pour répondre à une exigence du Tribunal cantonal. La procédure n'en est pas encore établie.

Pour mémoire, l'affaire Legrix se poursuit également sur le plan juridique. Le Conseil communal a contesté à la fin 2013 le verdict du Tribunal cantonal, et a annoncé vouloir le porter devant le Tribunal fédéral. Le but de l'exécutif n'est pas forcément d'empêcher la réintégration de M. Legrix, mais de savoir ce qu'une autorité a le droit de faire.

/ATS


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