Un électeur du centre sur deux a voté contre les Gripen

Le "non" aux avions de combat Gripen a bénéficié du vote des électeurs du centre lors de la votation du 18 mai dernier. La moitié des votants qui se classent eux-mêmes au centre de l'échiquier politique a en effet refusé le fonds d'acquisition de l'avion, constate la dernière analyse VOX.

Contrairement aux votations précédentes sur l'armée, le soutien sans faille - ou du moins majoritaire - des électeurs du centre a fait défaut aux Gripen. Cela a fortement contribué au rejet de la loi sur le fonds d'acquisition, selon l'analyse VOX de l'institut gfs.bern et de l'Université de Zurich, publiée mercredi.

Même au sein des partisans d'une armée forte, l'achat de nouveaux avions de combat n'a pas été considéré comme une nécessité vitale. Ainsi, 24% d'entre eux ont déposé un "non" dans l'urne.

Seuls les partisans de l'UDC ont clairement soutenu l'objet, à 81%. Sans surprise, les milieux de gauche ont eux massivement rejeté l'objet.

Motifs variables

Les raisons qui ont poussé les votants à rejeter l'achat des Gripen sont variables, poursuit l'analyse. Un tiers de ces personnes a estimé que les coûts prévus - 3 milliards de francs - étaient trop élevés, ou qu'il était possible de les utiliser de manière plus judicieuse.

S'y ajoutent les électrices et les électeurs qui ont rejeté le Gripen en tant qu'avion (13%), ceux qui demandent une réorientation générale de l'armée (13%) ou qui sont fondamentalement contre l'armée (9%). Les couacs ayant émaillé la campagne de votation ont également échaudé 6% des votants.

En outre, quasiment personne n'a considéré cette votation comme une question de principe pour ou contre l'armée, contrairement à d'autres votations sur ce sujet, selon l'analyse VOX. L'analyse repose sur un sondage représentatif réalisé auprès de 1510 personnes ayant le droit de vote. La marge d'erreur se situe à +/- 2,5%.

/ATS


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