Une Russe, médecin à bord du navire, libérée sous caution

La justice russe a libéré lundi sous caution deux Russes, une femme médecin et un photographe, qui étaient à bord du navire de Greenpeace arraisonné en septembre. Pour les 28 autres, dont le Zurichois Marco Weber, le ministère public a demandé une prolongation de détention de trois mois. Cette requête a déjà été avalisée pour l'un d'eux, un militant australien.

La Russe Ekaterina Zaspa, médecin à bord de l'Arctic Sunrise, sera libérée après avoir payé sa caution, qui s'élève à 2 millions de roubles (environ 56'000 francs), selon la décision prise par un tribunal de Saint-Pétersbourg. Greenpeace a souligné que Mme Zaspa "est toujours inculpée de hooliganisme" et que "l'inculpation de piraterie n'a toujours pas été officiellement levée".

Le tribunal a aussi décidé la libération sous caution d'un autre membre de l'équipage le photographe russe Denis Siniakov.

Peu avant, un autre tribunal de la deuxième ville de Russie a décidé de prolonger de trois mois, jusqu'au 24 février, la détention provisoire d'un autre membre d'équipage, l'Australien Colin Russell, 59 ans. Les cas des autres membres de l'équipage doivent être examinés cette semaine.

"Complément d'enquête"

Greenpeace a annoncé vendredi que le Comité d'enquête, principal organe chargé des investigations criminelles en Russie, souhaitait le maintien en détention pour trois mois, pour "complément d'enquête", des membres d'équipage, dont la détention provisoire, fixée initialement à deux mois, expire le 24 novembre.

Dans sa requête présentée à un tribunal de Saint-Pétersbourg, le ministère public insiste sur le risque de fuite hors de Russie en cas de remise en liberté des prévenus.

Demande lancée par Greenpeace

Les prévenus sont inculpés de vandalisme et passibles de sept années d'emprisonnement s'ils sont reconnus coupables des faits reprochés.

Le Comité d'enquête a déclaré le mois dernier qu'il avait réduit les accusations portées contre les membres de l'équipage, qui viennent de 19 pays différents, de la piraterie au hooliganisme. Mais Greenpeace affirme que l'accusation de piraterie a été maintenue et que les prévenus sont passibles pour ce chef d'inculpation de 15 ans de prison.

Plusieurs d'entre eux, dont le Suisse Marco Weber, avaient tenté de grimper sur la plate-forme de Prirazlomnaïa avant l'intervention des garde-côtes russes qui avaient arraisonné le brise-glace de l'organisation écologiste, Arctic Sunrise. Greenpeace affirme que la manifestation était pacifique et demande l'abandon des poursuites.

/ATS


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