Une pluie de mots d'ordre pour le 22 septembre et le 24 novembre

Il a plu des mots d'ordre samedi en vue des prochaines votations fédérales du 22 septembre mais aussi déjà du 24 novembre, à en semer la confusion. De Viège (VS) à Sempach (LU) et de Thoune (BE) à Genève en passant par Frutigen (BE), pas moins de cinq partis se sont penchés sur les six objets à l'occasion de leurs assemblées de rentrée.

Soumise au peuple avec deux autres objets le 22 septembre, l'initiative du GSsA réclamant la suppression de l'obligation de servir a connu un samedi difficile. Trois des quatre partis qui ont pris position, les trois principaux bourgeois, ont clairement recommandé son rejet.

L'UDC et le PLR ont dit non, les premiers à l'unanimité des 240 délégués, les seconds par 213 voix contre 5, alors que le PDC s'est limité à une décision de son comité directeur. Seuls les Verts ont apporté leur soutien au Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), par 128 voix contre 3. Le PEV ne s'est pas exprimé sur les objets du 22 septembre.

La révision de la loi sur le travail pour les magasins des stations-service a elle reçu le feu vert des délégués du PLR, à l'unanimité. Comme pour le PDC, dont le soutien émane de son comité directeur, réuni vendredi soir, l'UDC s'est elle aussi contentée de la recommandation favorable de son comité central vendredi.

Les Verts se distinguent

On retrouve là la même configuration que pour l'initiative du GSsA, avec les Verts seuls face aux autres. Dans le cas de cette révision, les délégués écologistes recommandent de s'y opposer, et même à l'unanimité.

La révision de la loi sur les épidémies a moins passionné les partis, PLR, PDC et UDC se contentant d'un mot d'ordre de leur direction. Des trois partis bourgeois, l'UDC est le seul à refuser la révision, craignant une atteinte aux libertés personnelles.

Seuls les Verts en ont débattu en assemblée, se montrant divisés. Comme le PLR et le PDC, ils proposent de soutenir cet objet. Néanmoins, le vote a été plus serré, puisque obtenu par 77 voix contre 42 et 11 abstentions.

Droite unanime contre le 1:12

Sans même attendre la tenue du scrutin de septembre, de nombreux partis ont déjà anticipé les votations du 24 novembre, en particulier l'initiative 1:12 des jeunes socialistes. Pour la droite qui craint beaucoup ce texte prévoyant que la différence de salaires dans une entreprise ne doit pas excéder le rapport de un à douze, l'objectif est de commencer la campagne le plus vite possible.

/SERVICE


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