VS - Gens du voyage: procédure urgente en cas d'occupation illicite

Si les gens du voyage occupent illégalement un terrain et restent sourds au dialogue, le Valais actionnera un plan urgent. Son but: encadrer l'éventuel lésé dans ses démarches judiciaires et garantir le paiement des frais engagés par la police en séquestrant des véhicules du convoi.

Le plan d'action d'urgence présenté vendredi doit pallier l'absence de législation cantonale sur le stationnement et le transit des gens du voyage. Il est aussi une réponse dans l'attente de la création de deux places d'accueil officielles supplémentaires en Valais, qui n'en compte pour l'heure qu'une à Martigny.

Concrètement, lorsque des gens du voyage arrivent en Valais, ils sont dirigés sur la seule place d'accueil existante à Martigny. Si tout se passe bien, la police cantonale se contente ensuite de quelques contrôles réguliers autour du campement.

Si les gens du voyage occupent un terrain privé, la police demandera alors au propriétaire s'il accepte ou non cette occupation. Dans un cas comme dans l'autre, il signera sa décision.

S'il n'accepte pas de mettre à disposition son terrain, la police lui remettra un formulaire de plainte déjà rempli sur laquelle il n'aura plus qu'à apposer sa signature.

Pose de sabots

Si les gens du voyage refusent d'occuper la place officielle prévue à cet effet et stationnent illégalement ailleurs, la police sécurise alors le campement et procède à différents contrôles. Pour garantir l'acquittement des frais de cet engagement, elle séquestre un ou deux véhicules par la pose de sabots.

Etant donné qu'il est impossible de poursuivre les gens du voyage, par définition mobiles et sans adresses fixes, le canton a décidé d'agir sur leurs biens les plus précieux pour voyager: leurs voitures.

Oskar Freysinger, nouveau chef du département valaisan de la sécurité, ne craint pas qu'une telle action entraîne un bras de fer entre gens du voyage et police. Cette dernière selon lui a l'habitude de négocier et les gens du voyage n'ont pas intérêt à faire durer une situation qui ne ferait qu'aggraver la facture finale.

Dialoguer d'abord

Le but premier est de dialoguer et de négocier avec les gens du voyage. Si cela n'est pas possible, nous entrons alors dans un processus progressif", a relevé Oskar Freysinge

/SERVICE


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