Vignette: il va falloir financier le réseau routier autrement

Le Conseil fédéral n'a manifestement pas réussi à démontrer la plus-value d'un renchérissement de la vignette. Déplorant sa défaite, la ministre des transports Doris Leuthard a invité dimanche les référendaires à s'engager pour financer le réseau routier à l'avenir.

"Je suis vraiment désolée pour les cantons qui devront continuer à assumer les coûts de près de 400 kilomètres de routes et qui auront beaucoup de peine à réaliser ou faire avancer la planification de certains contournements", a déclaré la conseillère fédérale à la presse.

Selon la cheffe du Département des transports, la décision s'explique d'abord par l'ampleur de l'augmentation prévue. Les discussions de fond sur le financement des routes et les réserves restantes ont aussi semé le doute dans la population.

Société libérale et ouverte

Eveline Widmer-Schlumpf s'est réjoui du "non" à l'initiative de l'UDC sur la fiscalité des familles. Les différentes familles continueront d'être taxées sur un pied d'égalité et selon leur capacité économique, a déclaré la ministre des finances. Et de souligner que cela répondait à un modèle de société libérale et ouverte.

Une acceptation de l'initiative aurait privilégié les familles traditionnelles en leur accordant une déduction fiscale sans qu'elles affrontent de frais effectifs. Cela aurait aussi encouragé les femmes à renoncer à prendre part à la vie active. Tout cela sans compter les pertes considérables pour les collectivités publiques, a rappelé la grande argentière.

Dérives salariales

Quant au rejet de l'initiative populaire "1:12 - pour des salaires équitables", il permettra à l'économie suisse de rester compétitive et attrayante pour les investisseurs, selon Johann Schneider-Ammann. Le conseiller fédéral a néanmoins appelé les grands patrons à entendre la colère du peuple face aux dérives salariales.

"J'ai répété plusieurs fois au cours de la campagne que je n'apprécie pas les salaires excessifs touchés par quelques rares managers", a dit le ministre de l'économie devant la presse. Mais pas question pour autant que l'Etat intervienne, selon lui. Les entreprises doivent assumer elles-mêmes leurs responsabilités.

/ATS


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