Viols dans des crèches: 13 ans de prison pour un jeune éducateur

La justice zurichoise a condamné mercredi un jeune éducateur de la petite enfance à 13 ans de prison pour avoir abusé sexuellement de sept fillettes de 6 mois à 6 ans. Elle a reconnu l'accusé coupable de viols, actes sexuels avec enfants et de pornographie illégale. La peine sera commuée en thérapie stationnaire.

La date de la libération du condamné, âgé de 31 ans, dépendra donc du succès de la mesure. En cas d'insuccès de la thérapie, le prévenu risque l'internement. Le Tribunal de district de Zurich a entièrement suivi le réquisitoire du procureur. La défense avait demandé que la peine soit limitée à 8 ans.

Comme baby-sitter aussi

Les faits incriminés remontent aux années 2006 à 2011. L'éducateur de la petite enfance a sévi dans deux crèches à Zurich et Volketswil (ZH), où il a travaillé en dernier. Durant son temps libre, il a aussi commis des abus graves en tant que baby-sitter.

Les victimes ont subi les abus pendant une durée allant de quelques mois à deux ans. L'éducateur a en outre mis les fillettes sous pression psychologique en les prévenant que leurs parents seraient fâchés contre elles si elles leur racontaient les abus. Il leur a en outre offert des cadeaux pour qu'elles n'opposent pas de résistance.

Le prévenu a en outre photographié et filmé ses actes dont il a ensuite échangé les images sur internet avec d'autres pédophiles. Il a été arrêté en mars 2011. Il purge sa peine de manière anticipée depuis un an et demi.

Les premiers abus ont été commis dans une crèche privée à Zurich. L'éducateur y avait été licencié pour avoir téléchargé de la pornographie enfantine sur l'ordinateur de son lieu de travail. Il a ensuite retrouvé du travail à Volketswil dans une crèche évangélique.

Un menteur, selon l'accusation

Durant le procès, le procureur a qualifié le prévenu de "menteur notoire". Le jeune trentenaire n'a jamais avoué que ce qui pouvait être prouvé. Il a d'abord admis trois cas d'abus sexuels tout en assurant qu'il n'y en avait pas eu d'autres. L'enquête a pourtant montré qu'il y en avait eu au moins sept.

/ATS


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