Air France: négociations sous pression pour sortir de l'impasse

Air France, sous pression accrue du gouvernement, a repris langue avec ses syndicats mercredi pour négocier une issue à la grève des pilotes. Il s'agit de la plus longue grève de l'histoire de la compagnie et elle pèse sur son image et celle du pays.

La grève est entrée mercredi dans son dixième jour. Le mouvement cloue au sol depuis le 15 septembre plus de la moitié des avions de la compagnie. Cette situation est appelée à perdurer jeudi, la direction tablant sur un trafic de nouveau assuré à seulement 47%.

Le premier ministre français Manuel Valls est de nouveau monté au créneau mercredi. Il a appelé à "trouver une solution dans les heures qui viennent" et à trancher le sort du projet au coeur du conflit: l'expansion en Europe de la filiale à bas coûts Transavia.

"Si l'abandon ou le report du projet Transavia en Europe permet de trouver une solution à la crise, c'est la bonne solution (...) Il ne doit pas y avoir de surenchère de part et d'autre", a déclaré Manuel Valls.

La mobilisation repart à la hausse

L'Etat français est actionnaire à près de 16% du groupe Air France-KLM, numéro deux européen du transport aérien derrière la Lufthansa allemande.

Mardi, Manuel Valls avait stigmatisé une grève sans "aucune raison" représentant "un vrai danger pour la compagnie". Air France estime ses pertes à 15 ou 20 millions d'euros (jusqu'à 24 millions de francs) par jour.

Dans certains aéroports, la situation s'est encore détériorée: à Nice, le nombre des vols annulés a atteint 60% mercredi, à Toulouse 70%. Au niveau national, la mobilisation repart à la hausse chez les pilotes avec un pourcentage de grévistes attendu par la direction à 62% jeudi, contre 57% mardi et 52% mercredi.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus