Robot Philae: "trois bonnes nouvelles" et un "check-up" en cours

Le Centre national français d'études spatiales (CNES) a fait état jeudi de "bonnes nouvelles" pour le robot Philae, qui a atterri hier sur une comète. Son alimentation en énergie fonctionne bien grâce à ses panneaux solaires. Un "check-up" du robot est en cours, en particulier sur le problème des harpons.

"Philae a passé la nuit sur la comète et nous avons eu trois bonnes nouvelles: la première, c'est que Philae est posé sur le noyau de la comète. Deuxièmement Philae reçoit de l'énergie, ses panneaux solaires sont allumés et lui permettent donc d'envisager un futur", a déclaré le président du CNES Jean-Yves Le Gall sur les ondes de "Europe 1".

"Et troisièmement, nous sommes en contact permanent avec Philae puisque Philae émet et envoie des informations à Rosetta et Rosetta nous les retransmet", a ajouté le responsable. "La liaison radio fonctionne, on est en direct avec Philae".

Voir plus clair

Interrogé sur l'arrimage du robot sur le sol de la comète "Tchouri" et le fonctionnement des harpons, M. Le Gall a souligné que "l'information la plus importante, c'est qu'on est bien posé. Ensuite, on va voir ce qu'on fait sur les harpons. On est en train de faire une sorte de check-up de Philae. On est en contact, c'est ça le plus important".

Après l'euphorie des premiers instants, les responsables de la mission Rosetta espèrent y voir plus clair jeudi sur la situation du petit robot Philae. L'engin a été largué la veille par une sonde sur une comète, un exploit sans précédent dans l'histoire de l'humanité.

Atterri deux fois?

Les premières données reçues après l'atterrissage sur la comète Tchourioumov-Guérassimenko laissent supposer une situation pas tout à fait conforme à ce qui était prévu. Elles font également planer des doutes sur les capacités du robot à assurer pleinement la totalité de son programme scientifique.

Des fluctuations dans les signaux radio suggèrent soit que Philae a atterri dans une sorte de "bac à sable", soit qu'il a doucement rebondi sur la surface avant de se reposer une seconde fois. "Donc, peut-être aujourd'hui, nous avons atterri deux fois", a lancé M. Ulamec, déclenchant les rires de l'assistance.

/ATS


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