Bulgari se renforce dans la production de mouvements horlogers

La marque de luxe italienne Bulgari monte en puissance dans la fabrication de ses propres mouvements horlogers mécaniques, a affirmé ce week-end son nouveau patron Jean-Christophe Babin. Il table par ailleurs sur une hausse de 5 à 10% des exportations horlogères suisses l'an prochain.

Pour 2014, M. Babin dit s'attendre "à une reprise assez rapide dès le début de l'année prochaine" pour l'industrie horlogère, dont les exportations ont quelque peu marqué le pas cette année, mais à un niveau très élevé. Sur l'ensemble de l'année prochaine, "on peut raisonnablement tabler sur une croissance de 5 à 10% des exportations suisses", estime-t-il dans une interview au quotidien "Le Temps" de ce week-end.

Chez Bulgari, une entité du groupe de luxe français LVMH, l'horlogerie reste très liée à la joaillerie, "coeur de la marque", souligne M. Babin. Mais "la fabrication de nos propres mouvements mécaniques monte en puissance et en régime, avec plus de 12'000 calibres maison en 2014", relève-t-il.

La marque garde toutefois des fournisseurs extérieurs. "Nous nous approvisionnons toujours auprès d'ETA (groupe Swatch) pour certains calibres spécifiques, notamment le quartz. Il convient de sécuriser la production et nous allons poursuivre ces partenariats", dit M. Babin. La marque prévoit de produire entre 50'000 et 100'000 montres par an, a-t-il ajouté "pour donner un ordre de grandeur".

350 emplois horlogers en Suisse

Sur un effectif global de quelque 4000 personnes, Bulgari en occupe "plus de 600 en Suisse, un pays d'une importance capitale pour nous. Rien que dans les activités horlogères, nous employons 350 collaborateurs, répartis sur deux sites à la Chaux-de-Fonds (NE), un à Saignelégier (JU), et un à Neuchâtel, qui est par ailleurs le siège mondial pour la parfumerie", détaille M. Babin.

Jean-Christophe Babin (54 ans) est depuis cet été directeur général et administrateur délégué de Bulgari, numéro trois mondial de la joaillerie. Il était entré au groupe LVMH en 2000, où il s'est vu confier la direction générale de la firme horlogère chaux-de-fonnière TAG Heuer, une autre marque acquise par le groupe français.

/SERVICE


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