C'est le bon moment pour remplir sa cuve de mazout

C'est le bon moment pour les propriétaires immobiliers de remplir leur cuve de mazout, car les prix du pétrole sont particulièrement bas. La situation pourrait toutefois évoluer autrement en raison des conflits en Irak et en Ukraine.

Le baril de Brent de la mer du Nord a terminé vendredi soir à Londres à 102,29 dollars (93,5 francs), en baisse de 34 cents par rapport à la clôture de jeudi. Le baril de "light sweet crude" (WTI), pour livraison en octobre, s'est établi à 93,65 dollars.

Pour le WTI, "c'est la cinquième semaine de suite que le brut enregistre une baisse hebdomadaire", a souligné Bart Melek de TD Securities, interrogé par l'AFP. "On a bien observé une petite velléité de rebond quand on a appris que les Russes avaient fait entrer leurs camions en Ukraine", a remarqué le spécialiste.

"Mais la situation n'a pas empiré" et les cours du brut y sont finalement restés insensibles, a relevé Bart Melek. Ainsi, "le marché s'est à nouveau concentré sur la possibilité d'un trop-plein de brut sur le marché mondial", a-t-il avancé.

Pas d'explosion de tarifs

Une récente salve d'indicateurs reflétant un ralentissement de la croissance mondiale a poussé l'Agence internationale de l'Energie à baisser ses prévisions de demande de brut pour 2014 et 2015.

Cette situation pourrait toutefois changer, a déclaré à l'ats Susanne Toren, experte des matières premières à la Banque cantonale de Zurich. Pour le moment, les risques sont plutôt faibles, selon les acteurs du marché. Mais il suffirait d'une étincelle pour que les prix repartent à la hausse, analyse la spécialiste.

Actuellement, les champs de pétrole au sud de l'Irak ne sont pratiquement pas touchés par le conflit. Mais si ces sources majeures venaient à se tarir, on assisterait à une hausse des prix, ajoute Mme Toren.

Selon elle, il ne faut toutefois pas s'attendre à une explosion des tarifs. Si les livraisons en provenance d'Irak devaient défaillir, les négociations avec l'Iran vont certainement rapidement s'intensifier vers une levée des sanctions. L'Union pétrolière est également persuadée que les prix vont rester sous contrôle. L'approvisionnement en pétrole est assuré pour les prochaines années, a déclaré à l'ats Roland Bilang, directeur.

/ATS


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