Des acteurs du numérique s'unissent face à la dominance de Google

L'Open Internet Project (OIP), qui regroupe quelque 400 acteurs européens du numérique, a lancé jeudi à Paris sa première conférence pour défendre la "Neutralité du Net" face à Google. Il doit déposer à Bruxelles une nouvelle plainte contre le géant américain.

Ces start-up, groupes de médias comme Axel Springer, Lagardère Active ou CCM Benchmark, en passant par le Geste, syndicat des éditeurs de contenus en ligne, ou celui des tour operators (SETO), issus de quinze pays d'Europe, dénoncent le monopole de Google sur les moteurs de recherche qui lui permet de manipuler "les résultats de recherche afin de promouvoir ses propres services et dégrader ceux de ses concurrents".

L'OIP, rejointe également par des associations de défense de consommateurs, souligne que la part de marché de 90% de Google sur les moteurs de recherche en Europe risque d'étouffer l'innovation sur le continent et demande l'interdiction des pratiques de Google qui consistent à favoriser ses propres services.

Une responsabilité

"C'est de notre responsabilité de se lever; dans trois ou quatre ans, il sera trop tard", a expliqué à l'AFP Benoît Sillard, patron du groupe de médias en ligne CCM Benchmark.

"On interpelle la Commission européenne (...), il faut de la régulation sinon on va écraser la créativité européenne", lance-t-il. Il cite, en exemple, le site de comparaison de prix en ligne Twenga, en difficulté depuis qu'il a subi une dégradation de sa visibilité sur Google, avec qui il se retrouvait en concurrence.

Google suscite la crainte

Le mois dernier, le patron du géant de la presse européenne Axel Springer, l'Allemand Mathias Döpfner, avait sonné l'alarme, en déclarant avoir "peur de Google", qui combine le plus grand moteur de recherche au monde, la plus importante plate-forme vidéo (Youtube), le courrier électronique le plus populaire (Gmail) et le système d'exploitation pour mobiles le plus répandu, Android.

/ATS


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