Directeurs informatiques prudents sur les nouvelles technologies

Les directeurs informatiques (CIO) en Suisse se montrent prudents à l'égard des nouvelles technologies. Plus de 60% d'entre eux considèrent les risques pesant sur la sécurité de l'€™information comme une menace sérieuse. Près d'un responsable sur trois évalue la possibilité d'espionnage étatique ou industriel comme un danger important, selon un sondage du cabinet Deloitte publié mercredi.

Les risques internes, émanant des employés ou des fournisseurs, revêtent une grande importance, selon la première étude de la société d'audit et de conseils réalisée en Suisse auprès des CIO. Les nouvelles menaces externes, telles que le cyber-activisme ou les attaques commanditées par des Etats sont également considérées comme réelles.

L'enquête de Deloitte montre que la priorité à moyen terme des CIO en Suisse reste de maintenir les services actuels, alors que leurs pairs internationaux se concentrent, eux, sur la mise en oeuvre du changement. Bien que courant, le recours à l'externalisation des fonctions reste inférieur par rapport aux pratiques internationales.

Pas un centre d'innovation

Seuls 37% des responsables informatiques interrogés considèrent les technologies de l'information comme un centre d'innovation pour leur entreprise. En raison de la méfiance quant à la protection des données, seulement un sondé sur 10 a adopté des technologies de Cloud public, contre 23% au niveau international.

Cette première enquête effectuée entre juin et août 2013 a porté sur 56 CIO (chefs de l'information) et cadres supérieurs de sociétés basées en Suisse. Les départements informatiques des entreprises interrogées représentent un effectif total de quelque 28'000 personnes.

Côté recrutement d'ailleurs, 62% des firmes participantes déclarent avoir de la peine à trouver le personnel IT qualifié. Néanmoins, elles s'avouent peu disposées à rémunérer davantage les collaborateurs compétents pour les retenir.

/SERVICE


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