Direction des TPG critiquée par la Cour des comptes de Genève

Disparates, confuses et non formalisées dans un règlement: les pratiques des huit directeurs des Transports publics genevois (TPG) en matière de vacances et d'heures supplémentaires doivent être clarifiées, exige la Cour des comptes. Le Conseil d'administration a déjà pris des mesures.

La Cour des comptes a contrôlé la légalité de l'organisation du temps de travail du collège de direction des TPG de 2009 à fin septembre 2013, a relevé jeudi devant la presse son président François Paychère. L'institution a été mandatée par le Conseil d'Etat qui souhaitait faire la lumière sur des dysfonctionnements éventuels.

Manque de documents

"On ne peut pas dire qu'il y a eu des avantages indus ou que ces pratiques ont induit des coûts supplémentaires pour les TPG, faute de documents probants et de traces écrites", a-t-il indiqué. Les prestations en matière de vacances de ce collège de direction ne sont cependant pas conformes au statut du personnel.

Sur les huit membres, sept bénéficient d'une sixième semaine de vacances supplémentaire non prévue dans ce statut ou dans leur contrat de travail. Ni le directeur général, ni les ressources humaines, n'ont régularisé cette pratique en cours depuis au moins vingt ans, a constaté la Cour.

Système de timbrage

Autre problème, le système de timbrage, auxquels se sont astreints les directeurs est difficilement applicable à leurs horaires. Conséquence, les heures saisies par les membres ne sont pas réellement équivalentes au temps de travail effectué, que ce soit à la hausse ou à la baisse. Le résultat est disparate.

L'opacité du système laissait la place aux préférences individuelles. Cela ne veut pas dire qu'il y avait une volonté de truander, ont relevé les magistrats.

Modifications en cours

Les recommandations ont toutes été acceptées par le Conseil d'administration des TPG. Elles devraient être réalisées d'ici fin mars.

Début janvier, le directeur des TPG Roland Bonzon avait donné sa démission en raison de divergences avec le conseil d'administration sur les orientations stratégiques de l'entreprise. Les TPG avaient été vivement critiqués, notamment lors de l'introduction du nouveau réseau en 2011.

/ATS


Actualisé le