Dominique Giroud accusé d'avoir coupé 350'000 litres de vin

L'encaveur valaisan Dominique Giroud fait l'objet de nouvelles accusations. Le Contrôle suisse du commerce du vin lui reproche d'avoir coupé illicitement plus de 350'000 litres de son vin entre 2006 et 2009. Le commerçant a à chaque fois régularisé la situation, évitant toute plainte pénale. Ce qui surprend certains.

Le rapport du Contrôle suisse du vin mentionne une dizaine de cas de coupage, selon ce document reproduit sur le site de la RTS, à l'origine de l'enquête. C'est-à-dire que l'encaveur a ajouté à un vin un breuvage de qualité moindre dans une proportion supérieure à la limite autorisée.

Contacté par la RTS, M. Giroud lui a signifié par écrit que cette pratique est répandue. Il a payé quelques amendes modiques, selon lui. De plus, il a régularisé ses produits.

Mais pour le chimiste cantonal valaisan Elmar Pfammater, il est assez rare que des grandes caves connaissent plusieurs fois de tels problèmes. Il y a, selon lui, sûrement une raison expliquant pourquoi il n'a pas été dénoncé pénalement.

Procédure pour falsification

Chimiste cantonal neuchâtelois, Pierre Bonhôte s'est dit très surpris par la situation. "Si j'avais eu ce dossier - que la RTS lui a montré de manière anonymisée -, j'aurais déposé une plainte administrative et pénale, a-t-il déclaré au journal de 19h30 de la RTS. Le contrôle fédéral aurait dû le faire, selon lui.

L'affaire de l'encaveur valaisan Dominique Giroud a été rendue publique en fin d'année dernière par les médias. Depuis 2009, une procédure est ouverte contre lui pour escroquerie, falsification de marchandises et faux dans les titres. Il est accusé d'avoir utilisé illicitement l'appellation Saint-Saphorin pour écouler du fendant.

Dans la foulée, le conseiller aux Etat valaisan Maurice Tornay, chef des finances, a été inquiété. Il avait été le vérificateur des comptes de M. Giroud alors qu'il dirigeait une société fiduciaire.

/ATS


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