Globus prévoit un format dédié à la clientèle féminine

Le rachat annoncé vendredi par les Grands Magasins Globus de la chaîne lucernoise de vêtements Schild, "offre une complémentarité unique", selon le patron de la nouvelle entité, Jean-François Zimmermann. Ce dernier confirme que Globus prévoit "un format dédié à la clientèle féminine".

"Je ne peux rien dévoiler dans le détail", a cependant indiqué Jean-François Zimmermann, interrogé par "Le Matin Dimanche" sur le lancement éventuel d'un "Globus Femmes". Mais d'ajouter qu'il est exact que le groupe travaille sur un tel format.

Concernant le rachat de Schild par Globus (entité de Migros), il précise que dans l'immédiat, ce rapprochement ne va rien changer "de perceptible" pour les clients. En outre, pour l'heure, le nombre d'enseignes reste le même, soit 14 grands magasins et 24 points de vente pour Globus Hommes et 31 magasins, 3 outlets et 23 boutiques de marque pour Schild.

"Tant Globus que Schild sont les seules grandes entreprises à avoir gagné des parts de marché au cours des dernières années", souligne Jean-François Zimmermann. En s'assurant la première place, le groupe anticipe une consolidation qui se profile dans le secteur, selon lui.

Ventes en ligne

Les processus de développement et d'intégration ainsi que d'exploitation des synergies devraient être bouclés d'ici cinq à sept ans. Selon le nouveau patron, Globus est fort dans les accessoires, mais Schild a de l'avance en matière de fidélisation, dépassant cette année le cap du million de détenteurs d'une carte fidélité.

Globus renforcera par ailleurs dès l'été prochain la vente en ligne, jusqu'ici confidentielle, indique Jean-François Zimmermann. Quant à Schild, déjà présent sur ce secteur, l'offre complémentaire et interactive entre les portails Internet et les magasins sera développée, explique-t-il.

La COMCO doit se prononcer

Pour rappel, les deux entreprises réaliseront ensemble un chiffre d'affaires de près d'un milliard de francs. La transaction, dont le montant n'est pas dévoilé, doit encore recevoir l'aval de la Commission de la concurrence (COMCO).

/SERVICE


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