L'indice UBS des bulles immobilières a augmenté au 3e trimestre

Le danger d'une bulle immobilière en Suisse a légèrement augmenté ces derniers mois, selon UBS. L'indicateur du numéro un bancaire helvétique a progressé de 0,05 point pour s'établir à 1,2 point au troisième trimestre.

Les risques n'ont cessé de croître a indiqué jeudi UBS. Les prix de l'immobilier résidentiel et l'endettement hypothécaire ont continué à augmenter plus fortement que la performance économique et les revenus des ménages, selon les analystes de la grande banque.

La croissance des prix du logement a dopé la hausse continue de l'indice au 3e trimestre. Leur taux de 4,2% en glissement annuel est encore très élevé. Les loyers ayant augmenté que de 3,3%, l'écart des prix entre les objets achetés et les objets loués a continué de se creuser, ajoute UBS.

Autre indice, la demande d'appartement à des fins d'investissement, et non pour usage propre, demeure à un niveau élevé. Ainsi, le taux le mesurant est ressorti à 22,1% au troisième trimestre de cette année, soit toujours assez proche du niveau record du quatrième trimestre 2012 (22,3%).

Atterrissage en douceur possible

Pour la suite, UBS anticipe une normalisation des évaluations sur le marché de l'immobilier dans toute la Suisse, "sans grande correction des prix". La banque fonde son scénario sur l'accélération de la croissance économique en cours en Suisse et sur l'augmentation des revenus l'accompagnant.

Deux facteurs qui relativiseront "quelque peu" l'évolution des prix de l'immobilier. De plus, la longue phase de contraction globale des prix à la consommation devrait prendre fin, comme en témoigne l'inflation annuelle des biens nationaux qui est passée de zéro à 0,7% en septembre dernier. La situation demeure néanmoins tendue, une aggravation du risque de bulle pouvant toujours se faire jour, avertit UBS.

En considérant les régions, le tableau est resté inchangé au troisième trimestre. Les experts de la banque entrevoient cependant un tournant se dessiner sur les bords du lac Léman, où les prix du logement tendent désormais à stagner, voire à reculer, dans pratiquement tous les segments.

Le risque de bulle immobilière en Suisse se trouve actuellement à son plus haut niveau depuis 1990. Il avait atteint son plancher en 2001 avant de remonter régulièrement.

/SERVICE


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