Le Conseil national entame le marathon de la stratégie énergétique

Le grand marchandage sur l'avenir énergétique de la Suisse a débuté au Conseil national. La droite n'a réussi ni à enterrer ni à renvoyer le projet mettant en place les jalons d'une sortie par étapes de l'énergie atomique. L'abandon du nucléaire devra s'accompagner d'une baisse de la consommation d'énergie et d'un recours accru aux énergies renouvelables.

La stratégie 2050 concrétise la volonté de réorienter la politique énergétique suisse après la catastrophe de Fukushima. Il interdit la construction de nouvelles centrales nucléaires et prescrit des conditions de sécurité pour le maintien des réacteurs actuels à partir de 40 ans d'existence, a résumé Roger Nordmann (PS/VD) au nom de la commission.

Le but est de réduire de moitié la consommation d'énergie, en particulier fossile, d'ici 2050. Les Verts, les Vert' libéraux, les socialistes, les démocrates-chrétiens, les bourgeois-démocratiques se sont rangés derrière le projet, tout en émettant diverses requêtes. Plus de 110 propositions de minorité émaillent d'ailleurs les quelque 20 heures de débats prévus jusqu'à jeudi.

De l'autre côté de l'échiquier, UDC et PLR freinent des quatre fers. La proposition des démocrates du centre de ne pas entrer en matière a été balayée par 135 voix contre 55. Exit aussi les manoeuvres dilatoires consistant à renvoyer le projet au Conseil fédéral en exigeant différents compléments.

Energie verte

En soirée, la Chambre du peuple a pris les premières décisions. Parmi les objectifs, la stratégie énergétique 2050 fixe un passage à un approvisionnement basé sur un recours "accru" aux énergies renouvelables.

Le camp rose-vert n'a pas réussi à imposer un recours "prépondérant" à l'énergie issue de la force hydraulique, du solaire ou d'autres éoliennes. De son côté, la droite dure a échoué dans sa tentative de supprimer complètement cet objectif qui mettrait en cause un approvisionnement sûr du pays, à ses yeux.

Réduire la consommation

Les consommateurs devront pour leur part se serrer la ceinture. La consommation moyenne finale d’énergie par personne et par an devrait reculer de 16% d’ici 2020 et de 43% d’ici 2035, par rapport à l’an 2000. La décision est tombée par 105 voix contre 82.

/ATS


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