Le chef du SRC espionné: plainte contre la "WOZ" rejetée

L'affaire avait fait des remous il y a environ une année: pour un numéro spécial, la "Wochenzeitung" (WOZ) avait espionné le chef du Service de renseignement de la Confédération (SRC) Markus Seiler. Le SRC avait déposé plainte auprès du Conseil de la presse, qui l'a toutefois débouté.

La plainte a été rejetée, a indiqué samedi le Conseil suisse de la presse. Dans ce cas, l'enquête sous couverture doit être admise, car l'expérience - comme les journalistes l'ont eux-mêmes nommée - n'aurait pas été possible autrement. L'intérêt public est aussi reconnu.

Les journalistes avaient notamment suivi le chef du SRC en voiture alors qu'il se rendait au travail. Le but de cette enquête était de "savoir ce que l'on peut découvrir sur une personne sans lui faire savoir que l'on veut découvrir quelque chose sur lui", écrivait alors la "WOZ".

Enquête sous couverture admise

Le chef de la communication du SRC Felix Endrich avait déposé plainte au Conseil de la presse, l'organe d'auto-contrôle des médias suisses. Le SRC critiquait entre autres le fait que les journalistes ne s'étaient pas déclarés comme tels et avaient ainsi dissimulé leur profession.

Dans le cas présent, le Conseil de la presse considère toutefois cette enquête sous couverture comme admissible. Il existe sans aucun doute un intérêt public à savoir comment on peut sans problème observer des personnes - et ainsi aussi le chef du SRC -, écrit le Conseil de la presse dans sa prise de position.

Etant donné que les journalistes ne pouvaient se procurer ces informations que de cette manière, il n'y a pas, selon le Conseil de la presse, de violation de la "Déclaration des devoirs et des droits du journaliste".

Site Internet au nom de Seiler

Le SRC avait aussi recouru contre le site Internet que la "WOZ" avait mis en ligne au nom de Markus Seiler. On pouvait y trouver des textes, des photos et des vidéos sur le chef du SRC. Ce dernier a critiqué le fait que ce site Internet pouvait être considéré comme un montage mais n'était pas désigné comme tel.

Le Conseil de la presse a également rejeté cette partie de la plainte. Le site illustrait simplement l'expérience menée par les journalistes, selon le conseil.

/ATS


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