Le commerce électronique mise aussi sur le magasin "physique"

La concurrence s'intensifie pour le commerce électronique en Suisse. Face aux compétiteurs étrangers, les fournisseurs locaux uniquement actifs en ligne sont toujours plus nombreux à miser sur le point de vente bien "physique".

Proximité locale et accessibilité via les appareils mobiles constituent de puissants atouts face à la concurrence, relève le rapport "E-commerce en Suisse 2014" de Datatrans. Dès lors, les fournisseurs seulement présents sur Internet multiplient à leur tour les canaux.

Ils utilisent de plus en plus les moyens publicitaires traditionnels, constate Ralf Wölfle, auteur de l'étude. Et créent des points d’accueil qui n’ont plus rien de virtuel, ne serait-ce que pour permettre le retrait des produits commandés.

Car le client, lui, ne pense pas en terme de canaux. Ainsi, il n’hésite pas à passer de la boutique en ligne au magasin stationnaire et de son smartphone à un point de retrait en trois dimensions.

Economies d’échelle

Les 34 fournisseurs en ligne de biens et services sondés, leaders du secteur et basés en Suisse, représentent un volume de plus de 4 milliards de francs. Les deux tiers d’entre eux perçoivent la concurrence étrangère comme "dangereuse".

Le reste ne se sent pas concerné, parce que surtout tourné vers le marché domestique. Les rivaux étrangers profitent surtout des économies d’échelle dues à leur orientation vers l’international, souligne le rapport. Du coup, nombre de firmes suisses peinent à suivre.

Sur le terrain du commerce en ligne se joue une véritable "course à l’armement", observe l’économiste de la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse (FHNW). Les uns offrent la possibilité de retrait et de retour en magasin, ce qui économise au consommateur les frais de port. Les vendeurs purement en ligne se rattrapent en raccourcissant les délais de livraison.

/ATS


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus