Le consommateur ne connaîtra pas la composition exacte des lasagnes

Le consommateur risque de ne pas savoir de sitôt ce que contiennent exactement ses lasagnes préfabriquées. Par 28 voix contre 14, le Conseil des Etats a refusé la mention obligatoire de la provenance des matières premières sur les étiquettes des denrées alimentaires introduite par le National.

Pour éviter des étiquettes à rallonge sur chaque sandwich, la majorité a préféré s'en tenir à une version réduite. L'obligation d'étiqueter serait ainsi limitée à la dénomination du produit, aux ingrédients et au pays de production. De toute manière, le scandale de la viande de cheval n'était pas dû à l'absence d'indications sur l'emballage, mais à une tromperie sur les ingrédients, ont affirmé plusieurs orateurs.

Le but de la révision est d'adapter la réglementation helvétique aux normes en vigueur dans l'Union européenne, a fait valoir Christine Egerszegi (PLR/AG) au nom de la commission. Il est essentiel de lever les obstacles au commerce; l'industrie des denrées alimentaires pèse quelque 9 milliards de francs par an.

Idée des listes noires écartée

Mais la nouvelle loi doit aussi assurer un meilleur niveau de protection pour les consommateurs, a insisté le conseiller fédéral Alain Berset.

Le Conseil des Etats a également définitivement écarté l'idée de se ne se doter de listes noires de restaurants à l'hygiène douteuse. Contrairement au National, il ne veut même pas laisser les clients consulter le certificat de conformité officiel.

Provenance des poissions connue

L'idée, avalisée par le National, était de fournir gratuitement aux restaurants un certificat de conformité précisant uniquement qu'un contrôle a établi le respect des principales exigences de la législation sur les denrées alimentaires. La droite a plaidé pour le maintien du secret prévalant aujourd'hui.

Par contre, les consommateurs devraient bientôt connaître l'origine de la sole ou des moules qu'ils achètent ou mangent au restaurant. Le Conseil des Etats a transmis tacitement une motion du National exigeant une mise au pas du poisson avec la viande en matière de déclaration de provenance.

/SERVICE


Actualisé le

 

Actualités suivantes