Le nouvel Airbus A350 doit décoller pour son premier vol d'essai

Le nouvel A350 d'Airbus doit décoller vendredi vers 10h00 de l'aéroport de Toulouse-Blagnac pour son premier vol d'essai. C'est une étape cruciale dans un programme qui vise à rattraper l'Américain Boeing sur le marché lucratif des avions long-courriers.

Si le temps le permet, le biréacteur construit à plus de 50% en matériaux composites, plus légers que le métal, comme le 787 Dreamliner de Boeing, volera quatre heures au-dessus du sud-ouest de la France et de l'Atlantique avant de revenir à Toulouse.

Le vol sera assuré par six membres du service des essais en vol d'Airbus, deux pilotes, un Britannique et un Français, assistés d'ingénieurs chargés de multiples tests pendant le vol.

Ce sera le coup d'envoi d'une campagne d'essais visant une mise en service avant fin 2014 du premier A350-900, coeur d'une gamme d'appareils de 270 à 350 sièges assurant des vols jusqu'à 15'000 km sans escale.

Un enjeu majeur

L'enjeu est majeur face aux Boeing 777 et 787, actuellement majoritaires sur le créneau long-courrier face à l'A330, même si ce dernier fait encore bonne figure vingt ans après sa mise en service et ne sera remplacé par l'A350 que progressivement.

Airbus estime que le marché du long-courrier pourrait dépasser 5000 appareils en 20 ans et son PDG, Fabrice Brégier, comme son directeur commercial John Leahy ont affirmé leur volonté de capter la moitié de ces ventes.

Elles devraient dépasser de loin celles des très gros porteurs, comme l'avion géant A380, qui ne totalise que 262 commandes et 103 livraisons cinq ans et demi après sa mise en service.

Si les moyen-courriers de moins de 200 places comme l'A320, actuel point fort de l'avionneur européen face à Boeing, resteront trois fois plus nombreux que les longs-courriers, le prix de ces derniers est trois fois plus important: près de 300 millions de dollars pièce pour les nouveaux modèles.

"Si l'avion vole correctement vendredi, ça veut très clairement dire qu'ils ont un processus de développement bien maîtrisé, nettement mieux que chez Boeing", dit-il.

/SERVICE


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