Le patron d'ABB Joe Hogan quitte son poste pour des raisons privées

ABB va changer de patron. A la tête du groupe électrotechnique zurichois depuis septembre 2008, son actuel directeur général, Joe Hogan, va quitter l'entreprise. L'Américain, qui invoque des raisons privées, continuera toutefois à diriger la multinationale jusqu'à ce que celle-ci lui trouve un successeur.La date du départ de M. Hogan, qui s'est engagé à assurer la transition dans la continuité, n'a pas encore été fixée, indique le groupe établi à Zurich. Cité dans le communiqué, l'Américain précise que la décision de quitter une équipe dirigeante talentueuse a été difficile à prendre.Président du conseil d'administration d'ABB, Hubertus von Grünberg a, lui, salué le "travail remarquable" de Joe Hogan à la tête du groupe et cela durant une période durant laquelle l'économie a connu sa plus grave crise. "ABB se trouve désormais dans une bien meilleure position que lorsqu'il a rejoint la compagnie il y a cinq ans."Importantes acquisitionsSous la houlette de Joe Hogan, 56 ans, ABB a investi pas moins de 20 milliards de dollars (18,7 milliards de francs au cours actuel). Le géant de l'électrotechnique a notamment nettement renforcé sa présence aux Etats-Unis par l'entremise de plusieurs grosses acquisitions.La dernière remonte à un peu plus de deux semaines. Le groupe avait alors annoncé viser l'entreprise californienne Power One, spécialisée dans les onduleurs photovoltaïques. L'offre d'ABB porte sur 1,028 milliard de dollars.Fort de ces acquisitions, l'effectif d'ABB est passé en l'espace de cinq ans de près de 120'000 à 145'000 collaborateurs dans le monde. Au niveau comptable, le chiffre d'affaires du groupe a atteint 39,3 milliards de dollars l'an passé, contre environ 35 milliards en 2008.Bonus d'entrée contestéLe bénéfice net n'a en revanche pas suivi la même évolution, celui-ci ayant fléchi de 3,1 milliards de dollars en 2008 à 2,7 milliards en 2012. Ces exercices ont, du reste, été marqués par plusieurs phases de crises économiques sévères.Joe Hogan a aussi fait parler de lui à la faveur de la rémunération qui lui a été versée en 2008. Pour quatre mois d'activité, l'Américain s'était vu octroyer un salaire de 19 millions de francs, dont une prime à l'embauche de 13 millions, essentiellement sous la forme d'actions bloquées durant trois et cinq ans, ayant suscité une vive controverse. /SERVICE


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