Les banques doivent être conscientes des risques dit la FINMA

"Les banques doivent être conscientes du risque qu'elles prennent en participant ou en ne participant pas au programme" américain de règlement du litige fiscal. C'est ce que déclare la présidente de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA) samedi dans la presse.

"La participation des banques est facultative", rappelle Anne Héritier-Lachat, dans une interview à la "Tribune de Genève" et à "24 heures". Mais "nous exigeons qu'elles évaluent les risques, puis choisissent avec grande attention l'une des options contenues dans le programme", ajoute-t-elle, un jour après une tribune ouverte du directeur de la FINMA, Patrick Raaflaub, pressant les banques de participer au programme américain.

Optimisme

La présidente de la FINMA précise aussi que toutes les banques suisses doivent indiquer si elles souhaitent y participer ou non et dans quelle catégorie elles pensent se placer.

De manière plus générale, Mme Hériter-Lachat admet que le paysage bancaire suisse se modifie. Mais elle est convaincue que "la Suisse peut continuer à être une place financière attrayante".

Bon, mais pas partout

Elle relève en particulier que la Suisse "est un bon élève concernant les exigences de fonds propres posées aux banques. Là, nous prêchons par l'exemple". La présidente de la FINMA est d'avis qu'il s'agit là "d'un avantage concurrentiel pour la Suisse, car cela est signe et vecteur de stabilité".

Mais Mme Héritier-Lachat admet aussi que "la Suisse n'est de loin pas le meilleur de la classe dans tous les domaines".

Impression de maltraitance

Face aux critiques contre la FINMA, sa présidente répond: "tout le monde a toujours l'impression d'être plus maltraité chez soi que les autres chez eux". Elle constate simplement une tendance internationale à l'harmonisation des règles sur les principales places financières.

/ATS


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