Les partis portugais se donnent une semaine pour sortir de la crise

Les trois principaux partis politiques portugais se sont donné dimanche une semaine pour trouver un compromis pour sortir le pays de la crise politique qui l'agite depuis près de deux semaines. Le président Anibal Cavaco avait appelé mercredi à un accord de "salut national".

Les trois formations politiques ont souscrit le plan de sauvetage financier de 78 milliards d'euros, accordé au Portugal en mai 2011 en échange d'un programme d'austérité drastique.

Ce plan d'aide avait été signé par le Parti socialiste, au pouvoir à l'époque, mais aussi le Parti social-démocrate (PSD, centre droit) du premier ministre Pedro Passos Coelho et le petit parti conservateur CDS-PP dirigé par Paulo Portas, qui composent la coalition de droite actuellement à la tête du pays.

Tractations en cours

"Le dialogue entre les partis a débuté aujourd'hui (dimanche) avec des représentants du PSD, du PS et du CDS (...), qui se sont fixé un délai d'une semaine pour donner suite aux négociations en vue d'un accord de salut national", peut-on lire dans un communiqué publié sur le site Internet du Parti socialiste, principale force d'opposition.

Toutefois, l'incertitude sur l'issue des discussions demeurait, le président n'ayant pas défini les contours de son pacte de "salut national".

En outre, le leader du groupe parlementaire socialiste, Carlos Zorrinho, a indiqué dimanche que son parti voterait en faveur de la motion de censure du parti des Verts qui doit être débattue jeudi au parlement.

Deux ministres démissionnent

Le Portugal a plongé il y a près de deux semaines dans une grave crise politique après la démission de deux ministres clés en désaccord sur les politiques d'austérité qui ont entraîné une forte récession et un chômage record.

La situation d'incertitude politique, qui a de nouveau ravivé les craintes que le pays échoue à conclure son programme d'assistance financière, accordé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international, a contraint les créanciers du Portugal à reporter leur examen sur l'avancée des réformes, initialement prévu lundi.

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