Libor: la justice américaine valide une amende pour une filiale UBS

UBS Securities Japan a été condamnée mercredi pour avoir manipulé le taux interbancaire Libor par un juge américain qui a validé l'amende, a annoncé le département de la Justice. "Ni UBS, (...) ni aucune autre banque, personne n'est au-dessus des lois", a commenté le département.

La filiale de la première banque suisse avait accepté de plaider coupable et de payer 100 millions de dollars (93 millions de francs) d'amende le 19 décembre, dans le cadre d'un accord amiable plus large avec les autorités américaines impliquant aussi sa maison-mère et portant au total sur 1,5 milliard de dollars d'amendes.

Avec le jugement de mercredi, "UBS a rendu des comptes pour avoir délibérément manipulé le Libor, un des taux d'intérêt centraux pour le système financier mondial", a commenté Mythili Raman, une adjointe du ministre de la Justice au sein de la division criminelle, citée dans le communiqué.

Taux central dans le monde de la finance, le Libor, qui est fixé sur la base de taux communiqués par un panel de banques internationales, a une incidence sur des milliards de dollars de produits financiers ainsi que sur les taux des prêts aux ménages et aux entreprises.

Reconnaissance de culpabilité

"Le règlement global de 1,5 milliard de dollars contre UBS, dont cette reconnaissance de culpabilité et la condamnation (de mercredi) sont un élément central, n'est qu'une des nombreuses mesures que nous avons prises contre des sociétés financières à travers le monde", a encore souligné Mme Raman.

Celle-ci a prévenu que les autorités américaines allaient "continuer de suivre avec persévérance les preuves, où qu'elles conduisent", a-t-elle ajouté.

Le scandale du Libor avait éclaté en juin 2012, quand la banque britannique Barclays avait annoncé qu'elle allait payer 290 millions de livres pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britanniques et américains sur des manipulations de ce taux.

Des enquêtes ont été ouvertes dans plusieurs pays contre toute une série d'institutions financières. Aux Etats-Unis, une quinzaine d'établissements de divers pays ont été assignés à comparaître.

/SERVICE


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