Novartis va supprimer 500 emplois à Bâle

Novartis réorganise sa division pharmaceutique. Tout en créant plusieurs centaines d'emplois, le groupe va biffer jusqu'à 500 postes à Bâle cette année. Des licenciements ne sont pas exclus.

Les coupes sont prévues essentiellement "parmi les fonctions de support et les rôles opérationnels dans le développement pharmaceutique", écrit Novartis dans un communiqué mardi. Certains postes seront concentrés sur un nombre de sites réduit, poursuit la firme rhénane, qui dit rationaliser ses "ressources au profit de nouveaux lancements de produits et ses médicaments en développement".

L'ensemble des programmes cliniques actifs en Suisse seront conservés et Bâle demeurera "l'un des trois piliers stratégiques de la recherche à travers le monde", assure la société qui réitère son attachement à ce "site clé en matière d'innovation".

Les fluctuations naturelles étant faibles, la direction ne peut exclure des licenciements, sans en dévoiler l'ampleur à ce stade, et a mis en place "un plan social généreux". Les groupes de représentants du personnel sont actuellement consultés.

Unia monte déjà au créneau, condamnant ce redimensionnement "économiquement pas nécessaire". Le syndicat, tout comme son camarade Syna, exige une restructuration sans licenciements.

Troisième poste de production à Nyon

Parallèlement, la firme veut créer "plusieurs centaines d'emplois" dans les segments porteurs, qui prévoient le lancement de produits cette année. Ces domaines concernent les médicaments pour les affections respiratoires (de marque et génériques), le cancer du poumon, la dermatologie et les maladies cardiaques.

Ainsi, l'oncologie, la gestion de la chaîne d'approvisionnement de Sandoz (médicaments génériques) ainsi que la production OTC (produits d'automédication, des médicaments liquides, crèmes et sirops, notamment dans le domaine toux et refroidissements), sise à Nyon (VD), seront étoffées. Un "troisième poste de production" sera ajouté sur le site vaudois, indique Novartis.

Ce dernier avait annoncé, le printemps dernier, la construction d'une nouvelle usine et l'ajout de nouvelles lignes de production à Nyon-Prangins. En grande pompe, il avait dévoilé l'investissement de 60 millions de francs sur trois ans, ainsi qu'un montant supplémentaire de 90 millions d'ici à 2020.

Voué à la fermeture, le site connaît une nouvelle dynamique. Il abritait en avril dernier 730 postes, soit 15% de plus qu'un an et demi auparavant.

Effectifs helvétiques stables

Au final, à la suite de cette réorganisation, les effectifs du groupe en Suisse devraient demeurer stables à quelque 15'000 "après cinq années de croissance consécutives", relève Novartis qui rappelle avoir généré 750 postes l'an passé (+5% au regard de 2012). Avant d'ajouter que la majorité des 4000 emplois créés depuis 2005 l'ont été dans la région bâloise.

/ATS


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