Suisse-Chine: accord de libre-échange peut-être signé en juillet

La Suisse espère signer en juillet l'accord de libre-échange avec la Chine, selon le conseiller fédéral Johann Schneider-Amman. En visite officielle de deux jours, le Premier ministre chinois Li Keqiang a annoncé le lancement d'un dialogue dans le domaine financier.Johann Schneider-Ammann entend pouvoir signer l'accord de libre-échange avec Pékin pendant son voyage en Chine prévu au mois de juillet. Il en a fait l'annonce vendredi lors d'un déjeuner à Zurich avec le chef du gouvernement chinois devant un parterre de représentants de l'économie suisse."Il fait bon de se retrouver entre amis", a dit lors du repas le chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR). "La Chine est le principal partenaire commercial de la Suisse en Asie", a-t-il rappelé. Il a encouragé le secteur privé à faire bon usage des opportunités liées à l'accord.Le Premier ministre chinois doit mener des entretiens dans l'après-midi à Berne avec le président de la Confédération Ueli Maurer, le ministre des affaires étrangères Didier Burkhalter et Johann Schneider Ammann. Il signera avec ce dernier un mémorandum sur l'accord de libre-échange entre la Chine et la Suisse.Accélerer le processusLi Keqiang a rappelé que les discussions ont démarré lors de sa visite de 2010, alors qu'il était encore vice-premier ministre. L'accord de libre-échange avec la Suisse est le premier conclu par son pays avec l'une des 20 premières économies mondiales, a-t-il souligné.La Chine prouve par cet accord sa volonté d'ouverture, a-t-il répété. Notre produit intérieur brut par habitant reste encore très faible en comparaison avec les économies avancées et le chemin vers la modernisation pour une nation de 1,3 milliard d'habitants est encore long, a poursuivi Li Keqiang.Dialogue dans le domaine financierLe premier ministre chinois Li Keqiang a profité de la présence lors du repas à l'hôtel Dolder Grand de nombreux banquiers pour annoncer le lancement d'un dialogue dans le domaine financier. L'expertise helvétique servira à la Chine pour renforcer son propre secteur. /SERVICE


Actualisé le