Thomson Reuters va supprimer 50 postes à Genève

La division Finance et Risque de Thomson Reuters à Genève va supprimer 50 postes. Ce licenciement collectif a été annoncé début décembre à l'Office cantonal de l'emploi. Informé jeudi, le conseiller d'Etat Mauro Poggia va rencontrer la société le 3 janvier.

"L'Etat de Genève va devoir se préoccuper de ces chômeurs. Il s'agit de voir si nous pouvons limiter ou reporter les effets de ces licenciements", a indiqué vendredi à l'ats le conseiller d'Etat Mauro Poggia, en charge du Département de l'emploi, des affaires sociales et de la santé (DEAS), confirmant une information du quotidien "Le Temps".

Le magistrat s'étonne du nombre de licenciements. "Ils correspondent à 10% des effectifs, alors que les coupes annoncées étaient de l'ordre de 5%", précise-t-il. Il n'exclut pas de faire valoir le chômage technique, même si cette mesure n'a jamais été activée pour le secteur tertiaire. Le canton n'aurait ainsi qu'à verser la moitié des indemnités pour chômage partiel, explique-t-il.

Et de regretter que la politique qui a prévalu jusqu'à présent n'ait pas cherché à limiter les conséquences des licenciements pour l'Etat. Reste que toute intervention devra se faire avec l'accord du Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO).

Thomson Reuters est un des leaders mondiaux de l'information financière et professionnelle. Le bâtiment qu'il a ouvert en 1997, à la Pallanterie, sur la commune genevoise de Collonge-Bellerive, abrite désormais le centre régional du groupe.

Le groupe américano-canadien a annoncé fin octobre qu'il allait accélérer ses réductions de coûts, après un recul de ses résultats trimestriels. La restructuration devrait entraîner la suppression de milliers de postes. La société emploie quelque 60'000 collaborateurs à travers le monde.

/ATS


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