Tour de Roche à Bâle: 500'000 francs seront versés aux employés

Une solution a été trouvée dans le conflit du travail lié à la construction du plus haut bâtiment habitable de Suisse, la tour Roche à Bâle. Le groupe pharmaceutique bâlois va verser à la main-d'oeuvre lésée plus d'un demi-million. Unia salue le geste, mais attend plus.

Roche a remis un premier acompte de 20'000 francs par personne, soit un total de 500'000 francs, selon les calculs avancés par Unia mercredi. Les salariés concernés bénéficieront aussi d'un nouveau contrat de travail.

"C'est un bon début", écrit le syndicat dans son communiqué. Mais le solde des salaires impayés doit être versé au plus vite, insiste-t-il.

Unia a dénoncé au début du mois ce cas de dumping salarial concernant une trentaine de façadiers. Ceux-ci travaillent depuis août 2013 à la construction de la tour et sont employés par un sous-traitant polonais qui a lui-même obtenu un contrat d'une entreprise allemande.

Initiative cantonale

Pour Unia, les entreprises impliquées devraient faire l'objet d'une peine conventionnelle sévère. Si la société ayant engagé des sous-traitants était au courant des pratiques de ces derniers, l'accès aux chantiers suisses devrait lui être interdit.

Unia va lancer à Bâle-Ville une initiative populaire cantonale contre le dumping salarial. Cette initiative demande aux autorités de suspendre les travaux si elles soupçonnent un cas. Les organes de contrôle disposeraient d'un instrument efficace, selon lui.

Unia a déjà lancé une telle initiative, en avril dans le canton de Zurich. En 33 heures, il avait récolté 7000 signatures, alors que 6000 auraient suffi.

/ATS


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