Viande: les professionnels établissent des codes de qualité

L'Union professionnelle suisse de la viande (UPSV) a publié jeudi un document contenant ses codes de qualité. L'organisation compte de cette façon contrer le tourisme des achats et la baisse des prix.L'économie carnée suisse ne pourra se positionner à moyen terme que par une haute qualité de ses produits, a déclaré devant les médias à Zurich Ruedi Hadorn, directeur de l'UPSV. Une stratégie s'appuyant sur le prix et la quantité n'a aucune chance de succès.Le document "Code des usages de qualité pour la viande et les produits carnés", épais d'environ 70 pages, a uniquement valeur de recommandation. L'UPSV ne désire en aucun cas soumettre ses membres à des conditions administratives supplémentaires. Elle déplore elle-même la multitude de formulaires et de directives.Scandales en arrière-planLa révision totale de la loi sur les denrées alimentaires, mise sous toit en mars par le Conseil national, laisse craindre une "véritable folie des déclarations", a ajouté M. Hadorn. Ce dernier refuse que, sous l'influence des récents scandales, la grande majorité des entreprises travaillant correctement soit submergée de directives supplémentaires.Le nouveau système d'importations approuvé par le Parlement doit en outre entrer en vigueur le 1er janvier 2014, comme prévu, souligne l'UPSV. Ce modèle supprime "l'impôt sur la viande" prélevé jusqu'ici, a souligné Rolf Büttiker, président de l'UPSV et ex-conseiller aux Etats libéral-radical.Près de 150g par jourEn 2012, la quantité de viande consommée en Suisse a légèrement baissé, de 3,4%, à 51,72 kilos par personne, incluant les végétariens et les enfants en bas âge. Cela représente un peu plus de 141 grammes par jour.La consommation totale (421'018 tonnes), bien qu'inférieure à celle de 2011, est restée supérieure de 3,4% à la moyenne des dix dernières années. La part de viande suisse a même augmenté de 1,2 point, à 81,3% pour 2012.Avec presque la moitié de la consommation totale de viande, le porc (45,5%) reste la viande préférée des Suisses. La volaille, qui a pour la première fois dépassé le boeuf en 2011, conserve la deuxième place (21,86%), tout juste devant le boeuf (21,38%). /SERVICE


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