Zenith anticipe une légère croissance, malgré les incertitudes

L'horloger neuchâtelois Zenith, entité du groupe français LVMH, ne s'attend pas vivre "une très grande année", en raison notamment des incertitudes géopolitiques. La simulation la plus favorable laisse toutefois présager un exercice 2014 en légère croissance.

"Dans le scénario le plus optimiste, nous terminerons avec des ventes en progression à un chiffre, première partie de fourchette", a indiqué Aldo Magada, président et directeur général de Zenith, dans une interview publiée par "L'Agefi". "Notre plan est quasiment fait, mais encore sans vue précise pour l'instant."

Aldo Magada estime que trop d'imprévus géopolitiques demeurent pour les mois les plus importants de l'année pour le secteur, à savoir octobre, novembre et décembre. Ici, il fait mention de la Chine, eu égard aux manifestations qui se déroulent à Hong Kong, et de l'Ukraine, où le conflit influence toute la clientèle russe.

Pas de semaine d'or

En Chine par exemple, Aldo Magada relève qu'il n'y a pas eu de semaine d'or (avec les congés liés à la fête nationale) au début octobre, du fait des événements dans l'ancienne colonie britannique. Très exposé à l'Asie en général, l'horloger du Locle (NE) y voit cependant davantage une force qu'une faiblesse.

"Il reste par ailleurs des zones de croissance en dehors de la Chine, comme le Japon, qui se comporte bien. Je considère même le Japon comme l'exemplaire le plus abouti de ce que la marque devrait être au niveau global", explique encore le nouveau président de Zenith.

Pour mémoire, Aldo Magada a remplacé le 1er juillet Jean-Frédéric Dufour à la tête de Zenith, celui-ci étant parti prendre la direction de Rolex. L'homme est considéré comme un disciple de Jean-Claude Biver, président de la marque horlogère vaudoise Hublot et patron de la division horlogère de LVMH.

/ATS


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