Le Groupement des cinq sapins a été créé pour consolider le football féminin dans cinq clubs de la région, dont le FC Tavannes-Tramelan. Les filles de la «deux» cultivent le foot plaisir.
Quel bel Euro, et quelle fête pour le football féminin! L’historique qualification glanée par les Suissesses pour les quarts de finale de la compétition résonne à merveille avec l’engouement qui grandit peu à peu dans les clubs de la région. Notre émission spéciale Euro s’arrêtait jeudi à Tramelan, au bord de la pelouse du FCTT. C’est entre ce terrain des Lovières et celui du plateau d’Orange à Tavannes qu’évoluent les filles de la deuxième mouture du Groupement féminin des cinq sapins, union entre Franches-Montagnes, Montfaucon, Les Bois, La Courtine et donc Tavannes-Tramelan. La «deux» fait ses armes en quatrième ligue tandis que la «une», rattachée à l’US Montfaucon, bataille un échelon plus haut.
L’expérience du foot féminin est récente au FCTT. Mais l’optimisme est de mise à l’aube d’une troisième saison de championnat. Ce n’est pas Luis Bartolomé, directeur sportif du club, et Romane Charpié, joueuse et relais entre le comité et l’équipe féminine, qui diront le contraire :
Romane Charpié: «Ce regroupement nous permet de maintenir les matchs sans devoir les reporter.»
Sportivement, la «deux» du GF5S a connu une saison 2024-2025 compliquée. L’ambiance excellente a toutefois permis au groupe de rester soudé, de progresser. Si la plupart des joueuses partaient de zéro, chacune a pu trouver sa place. Et c’est avec des ambitions que nos invitées du jour Romane Charpié, Solène Monin, Morgane Bouverat et Julie Hess retrouveront bientôt les terrains d’entraînement, sous la houlette de leur nouveau coach Alain Cabeau.
Julie Hess: «Il y a de l'évolution, on fait de belles choses tout en maintenant une bonne ambiance d'équipe.»
Le football féminin gagne de la place, indéniablement. L’Association suisse de football ambitionne de surfer sur l’Euro pour attirer le double de licenciées jusqu’en 2027. Des joueuses évidemment, mais également des entraîneuses et des arbitres. Cassie Oeuvray, la responsable du foot féminin à l’Association jurassienne de football, remarque que le mouvement est bien enclenché chez les jeunes. Encore faut-il que les infrastructures suivent.
Casse Oeuvray qui revient aussi sur la comparaison entre football féminin et masculin. Comparaison qui n’a pas lieu d’être, d’autant qu’elle n’existe pas dans d’autres sports tels que le hockey sur glace ou le tennis. Certaines filles du GF5S ont souvent entendu des remarques négatives, sans pour autant être affectées. «Ce qui compte, c’est ce qui se passe à l’interne, dans notre équipe», appuie Morgane Bouverat.
Cassie Oeuvray: «On ne va peut-être pas les doubler, mais les effectifs augmentent. Il faut y aller crescendo.»
Prochaine émission spéciale Euro vendredi 18 juillet de 17h à 18h sur RJB. Marceline Michon sera en direct de Moutier où le FC développe avec soin le foot féminin dès le plus jeune âge.




