Le cyclisme féminin n’a pas vraiment la cote dans la région

Le Tour de France Femmes a débuté dimanche. Cet évènement devrait être une belle vitrine de ...
Le cyclisme féminin n’a pas vraiment la cote dans la région

Le Tour de France femmes a débuté dimanche. Cet événement devrait être une belle vitrine de cette discipline dans le monde entier, mais aussi dans notre région. Actuellement, une seule Jurassienne concourt en vélo de route à l’international

Le cyclisme féminin peine à trouver sa place dans la région. (Photo : archives). Le cyclisme féminin peine à trouver sa place dans la région. (Photo : archives).

 

Le cyclisme féminin souffre d’un manque d’intérêt dans le Jura, mais le Tour de France femmes pourrait changer les choses. La 1re édition de cette course cycliste a démarré dimanche à Paris et comporte huit étapes. Elle emmènera le peloton de la capitale française jusqu'à la Super planche des Belles filles, dans le massif des Vosges, le 31 juillet.

Le président de l’Association interjurassienne de cyclisme, Gérald Marchand, espère que la Grande Boucle version féminine, diffusée dans 190 pays dont la Suisse, améliorera l’engouement pour cette pratique. Pour lui, le vélo féminin fait face à plusieurs problèmes dans la région. Pour commencer, il explique que « pour la plupart des parents, le cyclisme est un sport d’hommes » en raison des épreuves médiatisées de façon importante. D'après lui, pour changer cette idée, « il faut casser les préjugés ». À l’échelle régionale, Gérald Marchand assume le fait qu’il n’y a pas de courses que pour les filles, car l'engouement ne le justifierait pas. « C’est un cercle vicieux, puisque le monde attire le monde », ajoute-t-il.

Gérald Marchand : C’est un cercle vicieux parce que le monde attire le monde »

 

Un sport difficile

Dans la région, une seule athlète court régulièrement en vélo de route dans des compétitions internationales. Il s’agit de Lise-Marie Vallat, plus connue sous son nom de jeune fille Henzelin. Pour elle, il est compliqué d’expliquer pourquoi ce sport peine à trouver des adhérentes dans notre canton. Elle remarque tout de même que de plus en plus de dames commencent le vélo, mais très peu sont intéressées par la compétition. Elle l'explique par le fait qu’il s’agit d’un sport très exigeant physiquement et mentalement et qui demande beaucoup d’investissement. Elle ajoute également que dans les clubs l’encadrement « n’est peut-être pas assez personnalisé » et qu’il faudrait faire plus de différence dans la formation des femmes et des hommes. Mais Lise-Marie Vallat se réjouit de la belle vitrine que va offrir le Tour de France à la discipline. /lge

Lise-Marie Vallat : « C’est un sport tellement difficile physiquement et mentalement »


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