Le HC Bienne entame ce mardi les quarts de finale de play-off face au CP Berne (20h00) dans un costume de cador de National League qu’il semble enfin prêt à assumer
« Le HC Bienne aborde sa saison sans certitude », écrivions-nous mi-septembre après une préparation ratée. Six mois et 52 matches plus tard, rarement, si ce n’est jamais, le HC Bienne n’a semblé aussi fort à l’heure d’entamer des play-off de National League. Après une saison régulière exceptionnelle ponctuée à la 2e place avec 101 points (!) tout comme le leader Genève, les Seelandais s’avancent en favoris face au CP Berne en quart de finale dans un derby qui s’annonce explosif (20h00). « Je me réjouis tellement de jouer contre Berne, c’est l’affiche parfaite. À nous maintenant de montrer qu’on peut les battre dans une série », lance l’attaquant Étienne Froidevaux, formé à Berne, qui s’apprête à vivre à 33 ans ses derniers play-off avant une retraite annoncée. Si ses quelques mots trahissent une ambition folle, son coéquipier Fabio Hofer tente aussitôt de se débarrasser du costume de favori souvent très lourd à porter. « Mouais… quand on regarde le classement, on parait favoris. Mais il ne faut pas s’attarder là-dessus, Berne reste une équipe très forte. D’ailleurs toute la ligue était forte, donc en play-off il n’y a plus de petits adversaires », expédie l’Autrichien.
Le HC Bienne et ses joueurs impatients d'en découdre
Bienne est surtout prévenu par ses expériences passées, parfois douloureuses. Pas question alors de se reposer sur ses lauriers d’une saison régulière réussie prévient Étienne Froidevaux. « La défaite l’an passé en play-off contre Zurich reste dans nos têtes. On veut faire mieux, on a fait une bonne saison mais on sait parfaitement maintenant que ça ne veut rien dire. Il faut aller chercher plus ». Et aller chercher le succès sans renier son style et son identité, à l’heure où le jeu va se durcir, tradition des play-off oblige. « On sait que ça va être un jeu dur. Peut-être que l’on va devoir durcir un peu notre jeu aussi mais surtout utiliser notre vitesse. On est une des équipes les plus rapides. Berne va probablement sortir les muscles, on sait comment ils jouent pour les avoir affrontés… mais on se réjouit de relever ce défi », poursuit Fabio Hofer, artisan de ce jeu de transition avec ses 16 buts et 23 passes décisives en saison régulière.
Martin Steinegger : « Les meilleures équipes sont basées sur la vitesse, jouer dur, c’est passé »
Une approche pleinement partagée par le directeur sportif Martin Steinegger qui a construit cette équipe. « On est confiant dans ce qu’on a fait et confiant dans la manière dont on joue, c’est peut-être le plus important. Il faut que l’on s’appuie sur nos points forts, c’est nous qui dirigeons le jeu. Les meilleures équipes en NHL sont basées sur la vitesse, jouer dur c’est un temps qui est passé. On ne veut pas rentrer dans cette intimidation, on veut jouer, jouer vite. Et je peux vous dire qu’avec Jere Sallinen, Viktor Lööv et d’autres, on a aussi plein de joueurs physiquement très forts », expose Martin Steinegger. Ces play-off sonnent aussi comme un révélateur pour le projet sportif du HCB.
Etienne Froidevaux : « Convaincu que ces expériences passées vont nous aider »
Mais, forte de sa saison, de sa foi en son style, cette équipe biennoise semble aussi arrivée à maturité. « J’ai toujours dit que pour avoir du succès ensemble, il faut d’abord perdre ensemble. Et on a eu ces expériences dans le passé, contre Berne en demi-finale (2019), contre Rapperswil en pré-play-off (2021), contre Zurich l’année passée. Maintenant, le moment est venu pour nous de faire quelque chose de bien », conclut Étienne Froidevaux sans oser dévoiler son rêve. Au HC Bienne de prouver désormais sur la glace qu’il peut gagner. /jpi










