Le sommet du G20 s'est ouvert à Osaka sur fond de fractures

Le sommet du G20 s'est ouvert vendredi à Osaka au Japon sur fond de fractures entre les dirigeants ...
Le sommet du G20 s'est ouvert à Osaka sur fond de fractures

Le G20 s'ouvre avec un Donald Trump soudain cordial

Photo: KEYSTONE/EPA SPUTNIK POOL/MICHAEL KLIMENTYEV/SPUTNIK/KREMLIN / POOL

Blaguant avec Poutine, posant avec Bolsonaro, vantant les 'magnifiques' usines japonaises et la 'fantastique' Merkel... Le G20 s'est ouvert vendredi avec un Donald Trump soudain cordial, mais sans réel progrès sur les dossiers les plus conflictuels, dont le climat.

Le Premier ministre nippon Shinzo Abe a voulu placer les débats dans la grande ville côtière japonaise d'Osaka sous le signe d'une 'belle harmonie', en référence à la signification de 'Reiwa', nom de la nouvelle ère entamée voici peu dans l'archipel. Donald Trump a semblé jouer le jeu, multipliant les amabilités.

Il a par exemple vanté les 'magnifiques usines' construites par les fabricants automobiles japonais aux Etats-Unis, dit vouloir 'bien s'entendre' avec l'Inde, et évoqué une 'fantastique' Angela Merkel. Cela alors qu'il avait étrillé ces derniers jours ces alliés traditionnels, régulièrement accusés de mauvaise volonté en matière de commerce et dépenses militaires.

'Rien ne presse' sur l'Iran

Sur l'Iran, l'un des grands sujets de crispation du moment, Donald Trump s'est aussi voulu apaisant. 'Rien ne presse, nous avons le temps' de résoudre les tensions, a-t-il dit, lui qui parlait encore il y a peu de 'guerre' contre les Iraniens.

Le président s'est montré particulièrement amical avec deux grands protagonistes de ce dossier. Avant la traditionnelle photo de famille du G20, il est arrivé en grande conversation avec le Russe Vladimir Poutine, qui cherche à calmer le jeu en Iran, et lui a tapoté le dos.

Puis Donald Trump a eu un échange cordial avec le prince héritier Mohammed Ben Salmane, partisan au contraire de la stratégie américaine de pression sur Téhéran.

'Pas d'ingérence'

En réunion bilatérale avec le président russe, avec qui il a de 'très bonnes relations', Donald Trump a même blagué sur les craintes de tentatives d'ingérence russe autour des prochaines élections présidentielles américaines, en 2020. 'Pas d'ingérence dans les élections, président, pas d'ingérence', a-t-il lancé, ironique, en se tournant vers son homologue, après avoir été interpellé sur ce sujet par un journaliste.

Donald Trump a aussi posé tout sourire et pouce levé avec l'un de ses grands partisans, le président Jair Bolsonaro, qui s'est empressé de diffuser la photo sur Twitter. 'C'est quelqu'un de spécial', a lancé le milliardaire américain, félicitant une nouvelle fois l'ex-parachutiste pour 'l'une des plus grandes victoires électorales où que ce soit dans le monde'.

Tension sur le climat

Personne ou presque ne croit à une accalmie autour du climat, sujet de tension récurrent au G20 depuis que l'administration Trump a décidé de quitter l'accord de Paris.

Le climat 'est le sujet le plus difficile' du sommet, souligne-t-on dans l'entourage du président français Emmanuel Macron. 'Les Américains tiennent un langage très dur autour de la table' pour 'essayer de rallier d'autres pays' et 'dégrader le langage du communiqué' final du G20 qui sera publié samedi.

Ils pourraient à Osaka entraîner avec eux 'trois ou quatre pays', redoutent les Français. Le Brésil, la Turquie et l'Arabie Saoudite sont les noms qui reviennent le plus souvent.

/ATS
 

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