Suisse - Cameroun: une entame « parfaite »

Une première mi-temps cataclysmique avant la délivrance: la Suisse a soufflé le chaud et le ...
Suisse - Cameroun: une entame « parfaite »

Suisse - Cameroun: une entame

Photo: KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

Une première mi-temps cataclysmique avant la délivrance: la Suisse a soufflé le chaud et le froid lors de son entame victorieuse en Coupe du monde.

A Doha, la sélection de Murat Yakin s'est imposée 1-0 sur une réussite de Breel Embolo bien sûr. Il n'en pouvait sans doute pas être autrement pour le Bâlois qui affrontait, pour sa 60e sélection, l'équipe de son pays natal. Embolo a exploité un superbe caviar de Xherdan Shaqiri pour ne laisser aucune chance à Anrré Onana et pour mettre le siens sur la bonne orbite.

La plus belle des réponses

Avec cette passe décisive, aussi belle que celle qui avait permis à Remo Freuler d'ouvrir le score contre la République tchèque en septembre, Xherdan Shaqiri a pleinement justifié la confiance de Murat Yakin. Les esprits chagrins qui remettaient en question sa place en équipe nationale en raison de son exil en MLS, en sont pour leurs frais. L'homme aux 110 sélections demeure l'atout maître de l'équipe de Suisse. Son décalage délicieux pour Silvan Widmer à la 66e pour une occasion en or galvaudée par Ruben Vargas en fut une ultime preuve.

Xherdan Shaqiri a toutefois cédé sa place à la 71e minute. Murat Yakin introduisait Haris Seferovic, Noah Okafor et Fabian Frei pour passer du 4-3-3 au 3-5-2. Dix minutes plus tard, les premiers pas de Fabian Rieder en sélection conduisaient à un nouveau changement de système avec cette fois une organisation en 4-3-1-2.

Si elle n'est peut-être pas pleinement méritée, la victoire de l'équipe de Suisse récompense à la fois un sursaut collectif indispensable après la pause et elle porte aussi le sceau de la classe de Shaqiri. Après l'ouverture du score, le Cameroun ne devait porter le danger qu'à une seule reprise, par Eric Choupo-Moting (57) qui a démontré pourquoi il avait gagné sa place de titulaire au Bayern Munich ces dernières semaines. L'ancien joueur du PSG a vraiment posé des problèmes la charnière centrale suisse durant toute la rencontre.

Ce n'est pas le fruit du hasard si Manuel Akanji et Nico Elvedi ont été avertis en seconde période. Ces deux cartons jaunes posent un dilemme à Murat Yakin. Prendra-t-il le risque d'aligner les deux Zurichois lundi contre le Brésil avec le danger qu'un second avertissement les prive de la rencontre - sans doute - décisive devant la Serbie ? Murat Yakin a trois jours pour trancher. Notre petit doigt nous dit qu'il sera, devant une telle situation, bien plus cohérent que ses trois prédécesseurs.

La Suisse a eu chaud

La première mi-temps doit être ranger aux oubliettes. Malgré l'avantage de la possession, la Suisse aura offert lors de ces quarante-cinq premières minutes un spectacle bien pauvre. Les joueurs de Murat Yakin étaient même bien heureux de regagner les vestiaires sur un score vierge. Habile dans le jeu de rupture dans son organisation en 4-1-4-1, le Cameroun s'est, en effet, procuré quatre situations vraiment très chaudes devant la cage de Yann Sommer. A l'image de Ricardo Rodriguez, les défenseurs suisses ne témoignaient pas de toute la sérénité voulue. Yann Sommer était ainsi suppléé par Silvan Widmer lorsqu'il relâchait un centre tir de Martin Hongla (30e). Le Bâlois avait toutefois le bonheur d'être élu homme du match par le jury de la FIFA.

Sur le plan offensif, le bilan des Suisses était aussi mince qu'une feuille de papier: un centre de Widmer au terme de leur première belle action initiée par un décalage de Granit Xhaka pour Djibril Sow (33e) et une tête de Manuel Akanji sur un corner de Ruben Vargas, préféré à Noah Okafor au coup d'envoi, dans le temps additionnel.

/ATS
 

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