Le Festival d’échecs a bien vécu, malgré la pandémie

Le 53e Festival d’échecs de Bienne s’est terminé mercredi. Les organisateurs tirent le bilan ...
Le Festival d’échecs a bien vécu, malgré la pandémie

Le 53e Festival d’échecs de Bienne s’est terminé mercredi. Les organisateurs tirent le bilan de leur concept sanitaire. Cette manifestation était la première de ce type depuis l’arrivée du virus

Désinfection obligatoire après chaque partie pour les échiquiers, les pièces ainsi que les chronomètres. (Photo : Biel International Chess Festival) Désinfection obligatoire après chaque partie pour les échiquiers, les pièces ainsi que les chronomètres. (Photo : Biel International Chess Festival)

Des adaptations, mais un succès pour le Festival d’échecs de Bienne. La 53e édition de la manifestation s’est terminée mercredi. Il s’agissait de la première compétition de ce type depuis la crise sanitaire. Les organisateurs ont donc dû s’adapter : plexiglas entre les participants, tables plus grandes, désinfection après chaque partie et un nombre de joueurs moins important (de 700 normalement, ils n’étaient que 293 cette année).

Des changements ont toutefois aussi dû être faits durant le tournoi notamment pour permettre la bonne tenue des parties rapides (ou « blitz »). Ces dernières se jouant sur dix minutes maximum, les joueurs doivent aller vite et la vitre les séparant les entravait dans leurs mouvements. La séparation a donc été retirée et les participants ont porté, à la place, un masque. « Les joueurs n’ont pas particulièrement apprécié de devoir en porter un. Heureusement, ce n’était que pour un type de partie » explique Dennis Briechle, responsable médias du festival.


Changements de dernière minute

Les Grands Maîtres qui étaient présents à Bienne n’étaient d’ailleurs pas toujours les noms envisagés avant la manifestation. La pandémie empêchant certains de voyager, il a fallu là aussi s’adapter comme l’explique Dennis Briechle :

Un autre invité n’a pas pu non plus se déplacer : le commentateur. Venant d’Australie, celui qui est aussi un Grand Maître a tout de même pu commenter les parties… depuis chez lui. Il recevait les images en direct de Bienne jusqu’à son domicile à Sydney. Autrement, avec le décalage horaire de 8 heures, il travaillait souvent de nuit. « Il était toujours en forme. On remarquait juste parfois une tasse de café sur les images ! » explique Dennis Briechle.


Finances encore floues

Les organisateurs n’arrivent pas encore à dire si le Festival entre dans son budget cette année. Outre les coûts supplémentaires liés aux besoins sanitaires, les finances sont aussi plombées par les inscriptions, évidemment plus faibles cette année. La décision finale d’organiser l’événement étant par ailleurs venue relativement tard, tous les donateurs et sponsors n’ont pas encore versé leur part.

Toujours est-il que l’événement biennois fait office de précurseur puisqu’il s’agissait du premier tournoi d’échecs depuis le début de la crise sanitaires. D’autres responsables d’événements ont d’ailleurs déjà pris contact avec les organisateurs seelandais pour connaître les dispositions nécessaires à la tenue d’un tel événement comme nous l’a confié Dennis Briechle. /amo


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