Le frelon asiatique est aux portes de la région

Le frelon asiatique devrait bientôt faire son entrée dans la région jurassienne. Cet insecte ...
Le frelon asiatique est aux portes de la région

Frelon asiatique Photo: wikipédia

Le frelon asiatique devrait bientôt faire son entrée dans la région jurassienne. Cet insecte exotique a été repéré dernièrement à une vingtaine de kilomètres de la frontière, dans la région de Montbéliard, plus précisément à Seloncourt et à Valentigney. Il a été introduit accidentellement en France en 2004, et son expansion est rapide. Le frelon asiatique est un grand prédateur d’abeilles domestiques. Il se poste à l’entrée des ruches pour les chasser.

« Des pressions très importantes »

Le Français Eric Mange est apiculteur professionnel et agent sanitaire pour le département du Doubs. Installé à Berche, il a constaté l’arrivée du frelon asiatique aux portes de notre région. « Il faudra être vigilent cet automne. On pourrait voir les nids quand les feuilles tomberont des arbres. Les personnes qui possèdent des ruches devront être attentives, car les frelons asiatiques y exercent des pressions très importantes. Ils causent du stress aux abeilles qui, à un moment donné, ne travaillent plus. Elles ne font que se défendre. C’est très compliqué à gérer ».

L’insecte exotique s’en prend donc particulièrement aux abeilles. « Les frelons asiatiques sont en stationnaire vers les ruches et prennent les abeilles pour se nourrir. Dans le sud de la France, des apiculteurs ont dû déplacer leurs ruches, puisque la pression était beaucoup trop forte », explique Eric Mange. Selon le professionnel franc-comtois, « il y aura un impact financier direct pour les apiculteurs. Lorsqu’il y a beaucoup de frelons et peu de ruches, la prédation est forte ».

« Il faudra vivre avec »

Aujourd’hui, la résistance doit s’organiser. « On ne pourra pas se prémunir, il faudra vivre avec ces frelons asiatiques. Par contre, il y aura peut-être quelques moyens de lutte, notamment au printemps prochain. Il faudra s’organiser pour piéger les fondatrices, de manière à avoir moins de nids », dit encore Eric Mange. /rch


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