Le meurtrier de Brigitte Didier à nouveau devant la justice

26 ans jour pour jour après le drame, la justice se penche à nouveau sur l'affaire Brigitte ...
Le meurtrier de Brigitte Didier à nouveau devant la justice

 Le Tribunal régional Jura bernois - Seeland à Bienne, où le condamné à été entendu mardi matin.

26 ans jour pour jour après le drame, la justice se penche à nouveau sur l'affaire Brigitte Didier. La Tavannoise de 18 ans avait été sauvagement violée et tuée le 20 décembre 1990 à Bienne, alors qu'elle faisait de l'auto-stop pour rentrer chez elle. Le crime est resté irrésolu durant 11 ans, avant que le coupable ne soit confondu grâce à de nouvelles analyses ADN.

Le meurtrier, alors déjà sous les verrous pour avoir abattu un homme de plusieurs coups de feu, a été condamné à la prison à vie avec mesure d'internement en 2006. Mais ce Seelandais âgé aujourd'hui de 49 ans demande une conversion de sa peine en mesures thérapeutiques stationnaires. Le Tribunal régional Jura bernois - Seeland a entendu ses arguments mardi matin. Le condamné a expliqué vouloir suivre une véritable thérapie, ce qui n'est pas possible actuellement.

Amnésie totale

Lorsque le juge lui a demandé s'il reconnaissait avoir violé et tué Brigitte Didier, ce qu'il a toujours nié, il a répondu n'avoir aucun souvenir du drame. Mais il a précisé qu'il souhaitait justement pouvoir travailler sur cette amnésie avec une thérapie adaptée et, si possible, faire remonter ces souvenirs à la surface.

C'est cette amnésie qui pose problème au procureur. Selon elle, la peine ne doit pas être convertie. Sans aucun souvenir du drame, il n'y a pas de base sur laquelle fonder une thérapie alors que c'est une des exigences de la loi. Rien ne prouve, pour le procureur, qu'une prise en charge psychiatrique pourrait améliorer la situation et détourner le condamné de nouvelles infractions en lien avec son trouble mental.

Perspectives d'avenir

Mais du côté de l'avocat du Seelandais, les expertises sont claires : un travail thérapeutique est possible. Des mesures stationnaires permettraient une bonne prise en charge psychiatrique, un transfert dans un autre établissement que celui de Thorberg et des perspectives d'amélioration. Le cas du condamné serait réévalué tous les 5 ans.
 

Le jugement sera rendu à 15h30. /mvr


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