SAFED SA prévoit de licencier un tiers de ses employés

Restructuration drastique chez SAFED SA à Delémont. L’entreprise spécialisée dans les installations ...
SAFED SA prévoit de licencier un tiers de ses employés

L’entreprise delémontaine SAFED Suisse SA a annoncé un plan de restructuration qui prévoit 11 licenciements sur 31 employés

 SAFED Suisse SA emploie actuellement 31 personnes sur son site de Delémont.

Restructuration drastique chez SAFED SA à Delémont. L’entreprise spécialisée dans les installations de traitement thermique prévoit de licencier 11 de ses employés sur 31, dont deux apprentis. Elle a annoncé un plan de restructuration dont la période de consultation se terminera le 14 mars. Unia a dénoncé mercredi une volonté de l’entreprise de délocaliser une partie de ses activités en France voisine. Le syndicat accuse également la direction de l’usine délémontaine d’avoir fait pression sur le personnel pour empêcher l’intervention du syndicat lors des négociations sur un plan social. D’après Raphaël Bourquin, secrétaire responsable de l’industrie à Unia, « la direction a dit aux collaborateurs qu’il n’y aurait pas de plan social si les syndicats participaient aux discussions. Des pressions ont été faites dans notre dos ».  

Le directeur de SAFED Suisse SA se défend de ces accusations. David Salerno explique que « les syndicats ont rencontré les collaborateurs. Ceux-ci ont décidé de ne pas les mandater pour les négociations de leur propre chef. Nous avons suivi la procédure ».

 

 

La faute au franc fort

David Salerno accuse le franc fort : « L’entreprise exporte environ 80% de ses produits dans l’Union européenne. Nous avons bien essayé d’acheter en euros mais nous avons une perte opérationnelle pour l’année passée ». Pour Raphaël Bourquin à Unia, c’est facile pour les entreprises de la région de mettre la faute sur le taux plancher de la Banque nationale suisse. Il estime qu’avec les achats des matières premières en euros, on peut trouver un équilibre.

 

 

Deux sites à 1h30 de distance

Le Conseil d’administration de SAFED SA souhaite concentrer l’ensemble de la fabrication des pièces de rechange sur le site de la société à Besançon en France voisine. Une délocalisation moindre selon le directeur David Salerno : « A Delémont, l’objectif est de grouper le savoir-faire dans l’engineering, l’accompagnement des clients et la fabrication de petits fours pour l’industrie horlogère ». SAFED SA appartient au groupe autrichien Aichelin qui estime qu’avoir deux sites à quelques centaines de kilomètres de distance ne fait pas sens. « Un des deux sites est acculé par le franc fort et l’autre a une rentabilité faible et un chiffre d’affaires en hausse. Il faut donc être pragmatique ». Le directeur de SAFED SA précise encore qu’il n’y a aucun risque que l’entreprise ferme à Delémont: « Il y a un savoir-faire à préserver et la réflexion du groupe doit pérenniser les deux sites ».

 

 

Deux apprentis concernés par les licenciements

Parmi les 11 licenciements prévus, il y a deux apprentis. Une situation qui scandalise Unia. Du côté de la direction de SAFED Sa, David Salerno la justifie : « La fabrication des pièces de rechange devrait être concentrée uniquement sur le site français et par conséquent, il n’y aurait plus de fabrication, d’outillage ni de collaborateurs dans ce domaine à Delémont ». Il n’y aurait donc plus de possibilité de suivre les apprentis dans leur formation. Toutefois, le directeur promet que l’entreprise va « faire tout son possible pour trouver une société dans la région qui permette aux apprentis de finir leur formation ». /lbr


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus