Anne-Caroline Graber dénonce une condamnation jugée trop lourde

Anne-Caroline Graber s’interroge après la condamnation d’une femme à trois jours de prison ...
Anne-Caroline Graber dénonce une condamnation jugée trop lourde

Une femme a été condamnée à trois jours de prison pour avoir renversé un sanglier et ne pas l'avoir annoncé tout de suite, la députée UDC de La Neuveville se demande si cette peine était justifiée

La députée UDC Anne-Caroline Graber prône l'auto-défense à l'école obligatoire. La députée UDC Anne-Caroline Graber souhaite avoir des éclaircissements concernant cette affaire

Anne-Caroline Graber s’interroge après la condamnation d’une femme à trois jours de prison pour avoir renversé un sanglier avec sa voiture. L’affaire a été révélée dans le Journal du Jura de samedi. La députée UDC de La Neuveville souhaite savoir si une telle peine était justifiée, et s’il y a eu des dysfonctionnements dans l’exécution de la peine. Elle demande des réponses dans une interpellation urgente adressée au gouvernement bernois.

 

Accident annoncé trop tard

Les faits se sont produits à l’automne 2014. La femme domiciliée dans le Jura bernois percute un sanglier à Witzwil après minuit. N’ayant pas de téléphone portable, elle se rend au poste de police en matinée pour annoncer l’accident. Trop tard, selon les agents de police qui lui donnent une amende de 500 francs assortie de 200 francs de frais. Suite à un recours, l’amende est réduite, mais les frais sont augmentés, le montant ne change donc pas. La femme refusant ou ne pouvant pas payer cette somme se voit condamnée à trois jours de prison. Anne-Caroline Graber souhaite savoir dans quelle mesure les agents de police disposent d’une marge d’appréciation quant à la notion « d’immédiateté » de l’annonce.

 

Des conditions de détention remises en question

Lors de l’exécution de la peine, il y a une dizaine de jours, la femme s’est vue contrainte de se déshabiller entièrement, ce qu’elle a refusé. Les deux agentes qui s’occupaient d’elles l’ont alors déshabillée de force, pour sa propre sécurité, selon leurs dires. La femme déclare avoir ensuite été placée dans une cellule humide et n’avoir pas été suffisamment hydratée. Pendant sa peine, elle a contracté une infection urinaire mais n’a pas pu voir de médecin malgré sa demande, dimanche oblige. Sur ces points, Anne-Caroline Graber demande notamment au gouvernement bernois si l’ordre de se dévêtir est systématique, si dans ce cas précis cette mesure était justifiée, et si la condamnation de la femme n’est pas très lourde en regard de l’infraction commise.

Notez encore que la femme a porté plainte contre la façon dont elle a été traitée en prison. /ast


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